Genève: La grogne couve au Service des tutelles

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GenèveLa grogne couve au Service des tutelles

Les syndicats et une partie du personnel ont dénoncé mardi une forte dégradation des conditions
de travail. Faux, réplique
le Département de la solidarité.

par
Giancarlo Mariani

Une dizaine d'employés et des syndicats ont dénoncé mardi «un climat et des conditions de travail chaotiques au Service des tutelles». Le nouveau système informatique entraînant des retards dans les procédures, l'absence de dialogue avec la direction et le manque d'effectifs sont pointés du doigt.

«Le nombre de dossiers est passé de 1366 en 2003 à 1768 en 2009, chiffre une gestionnaire. Un assistant social gère aujourd'hui 107 dossiers, contre 78 à l'époque», ajoute-t-elle. Conséquence? Une forte dégradation des prestations aux pupilles. «Résiliations de bail, téléphones coupés et soins menacés se sont multipliés ces derniers mois à cause des retards de paiement», dénoncent les employés. Agressivité et violences verbales se sont aussi banalisées aux guichets. Une pétition réclamant plus d'effectifs a été adressée au Grand Conseil.

Il n'y a pas péril en la demeure du côté du Département de la solidarité et de l'emploi (DSE). «Aucun pupille n'a été mis en poursuite à cause de la modernisation du système informatique», réplique notamment Bernard Favre, secrétaire général adjoint du DSE. «Nous sommes conscients des efforts consentis par le personnel dont les effectifs ont été épargnés. Reste que le Service doit se réorganiser. Le DSE a proposé de rencontrer les syndicats cet automne pour aborder tous les problèmes.»

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