Actualisé 21.09.2017 à 19:54

FranceLa grogne s'amplifie chez les CRS

Pour la 2e fois en deux semaines, les CRS manifestent leur mécontentement contre leurs conditions de travail.

Les CRS s'insurgent contre leurs conditions de travail et le projet du gouvernement visant à soumettre une indémniét aux prélèvements sociaux.

Les CRS s'insurgent contre leurs conditions de travail et le projet du gouvernement visant à soumettre une indémniét aux prélèvements sociaux.

AFP

Plus de 2000 CRS ont consulté jeudi un médecin pour protester contre leurs conditions de travail. Ils s'insurgent aussi contre un projet du gouvernement visant à soumettre une indemnité aux prélèvements sociaux. Les CRS répondaient à l'appel de trois organisations syndicales.

«Sur 60 compagnies de CRS, 44 ont été touchées complètement ou partiellement», a déclaré Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa Police (syndicat).

Selon Johann Cavallero, délégué national CRS du syndicat Alliance, 80% des effectifs prévus pour la visite du chef de l'Etat, Emmanuel Macron, à Marseille, étaient indisponibles et ont dû être remplacés au pied levé par des gendarmes mobiles et des forces de sécurité locale.

Le 12 septembre dernier, lors de la précédente manifestation contre la réforme du droit du travail en France, près de 500 CRS s'étaient déjà déclarés souffrants pour les mêmes raisons.

Unité SGP Force ouvrière, Unsa Police et Alliance, qui revendiquent plus de 90% des voix aux élections professionnelles dans la police, dénoncent la décision gouvernementale de soumettre leur indemnité journalière d'absence temporaire aux prélèvements sociaux.

La goutte en trop

«L'intersyndicale déplore l'absence de dialogue social et de prise en compte de ce dossier par M. Gérard Collomb, le ministre de l'intérieur», lit-on dans un communiqué des trois syndicats.

Pour leurs dirigeants, le différend actuel n'est qu'une des composantes du malaise des compagnies de CRS, chargées avec les gendarmes mobiles du maintien de l'ordre sur le territoire national. Pour Philippe Capon, «c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase». «Il y a aussi des problèmes d'effectifs, d'emploi, de matériel, d'hébergement et la non application de la directive européenne sur le temps de travail», a surenchéri Johann Cavallero.

Gérard Collomb recevra vendredi une délégation de l'intersyndicale. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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