Zurich: La grosse fête en plein air qui dérange est terminée
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ZurichLa grosse fête en plein air qui dérange est terminée

Les derniers activistes d'une place zurichoise où ils ont festoyé durant trois jours ont quitté les lieux vers 20h45, a indiqué dimanche soir un porte-parole de la police de la ville.

En sortant de la manifestation, les activistes ont dû se soumettre à un contrôle d'identité. Après le retrait pacifique des occupants, la place Binz a été retrouvée en bon état, a ajouté le porte-parole. Il ne pouvait toutefois pas préciser combien étaient restés sur le site jusqu'à la fin des festivités.

Durant ces trois jours, parfois jusqu'à 500 personnes se sont trouvées sur les lieux. Malgré des dénonciations et plusieurs douzaines de plaintes pour vacarme, la police de la Ville avait permis aux occupants de rester jusqu'à dimanche soir. Mais la place devrait être vide après cette échéance et propre lundi.

Débordements redoutés

Un engagement de la police semblait disproportionné, du point de vue des forces de l'ordre. «Dans ce cas de figure, nous aurions sans doute dû faire face à des débordements massifs», avait indiqué dimanche après-midi le directeur des travaux publics Filippo Leutenegger devant les médias.

Lors de cette conférence de presse, il s'est également dit ébranlé par l'incident dont il avait été victime la veille. Lorsque M. Leutenegger s'était rendu sur place pour se faire une idée de l'étendue de l'événement, il a été poussé et agressé verbalement par quelques jeunes gens.

Ambiance bruyante mais pacifique

Depuis vendredi soir, une grosse fête en plein air était en cours sur la place zurichoise. Une centaine d'activistes, pour certains cagoulés, s'étaient réunis à ce moment près de la place du Binz. Des échauffourées ont eu lieu avec la police. Le groupe s'est ensuite installé sur la place elle-même.

Les activistes ont annoncé leur intention de festoyer pendant trois jours et d'en faire un événement à la mémoire de tous les lieux à l'époque réservés à la culture alternative et depuis supprimés. Outre des concerts et de la petite restauration, la manifestation offrait un volet politique. Le Binz est d'ailleurs connu pour sa culture de la contestation.

Comme l'ambiance de la fête, bien que bruyante, est restée pacifique, la police et la ville ont décidé après d'intenses discussions de laisser la place aux occupants, toujours plus nombreux. A la condition, que ceux-ci aient quitté les lieux après les trois jours. «J'en reste à cette décision», a donc souligné Filippo Leutenegger lors de sa conférence de presse.

Pas d'autre choix

Il s'est toutefois dit attristé et frustré que beaucoup d'habitants passent des nuits blanches à cause du bruit, mais «nous n'avions malheureusement pas d'autres alternatives», a insisté le conseiller de la ville.

Le canton de Zurich, propriétaire des lieux, ne veut, de son côté, rien entendre de cette occupation sauvage. Il a exigé samedi l'évacuation des lieux et déposé plainte contre inconnu. Il attendait aussi de la police qu'elle prenne les identités des occupants. Il n'est pas question pour lui que la facture de l'évacuation du site soit à la charge du contribuable, comme cela s'était produit il y a deux ans. (ats)

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