AG de Shell: La grosse paie des patrons ne passe pas la rampe
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AG de ShellLa grosse paie des patrons ne passe pas la rampe

Les actionnaires du groupe pétrolier et gazier anglo-britannique Shell, réunis à La Haye et à Londres mardi, ont rejeté les rémunérations des dirigeants du groupe jugées trop élevées, a annoncé un porte-parole de Shell.

«Il y avait une résolution qui devait être votée concernant la rémunération (des dirigeants). 59,42% des actionnaires ont voté contre et 40,58% ont voté pour», a déclaré Rainer Winzenried, porte- parole du groupe.

«Shell prend très sérieusement le résultat du vote et le considérera avec attention», a commenté le président du comité de rémunération de Shell, Peter Job, dans un communiqué. «Nous comprenons que le vote reflète le mécontentement» des actionnaires concernant le fait que le comité a donné «des actions de performance aux directeurs exécutifs», a-t-il ajouté, tout en rappelant que le comité a «un pouvoir discrétionnaire» en la matière.

En 2008, le directeur général de Shell Jeroen van der Veer a gagné 10,32 millions d'euros (15,6 millions de francs). Ce montant comprend les bonus et les versements pour la retraite, qu'il prendra à partir du 30 juin, selon le rapport annuel du groupe. Son salaire de base est en hausse de 8,1% par rapport à 2007 à 5,7 millions d'euros, dont un bonus de 3,75 millions d'euros.

Malcolm Brinded, qui dirige les unités d'exploration et de production de Shell, a reçu un salaire de base de 2,83 millions d'euros en 2008, dont un bonus de 1,62 millions d'euros. Sa rémunération totale (y compris versements de retraite et stock- options) est de 6,37 millions d'euros.

Les bonus sont attribués pour «récompenser les directeurs exécutifs pour avoir atteint des résultats qui permettent d'atteindre les objectifs de Shell». Ils «sont déterminés en fonction d'objectifs financiers, opérationnels et de développement durables étendus mais réalistes», est-il écrit dans le rapport annuel du groupe.

En 2008, Shell a enregistré un bénéfice net en baisse de 16% à 26,277 milliards de dollars (29,5 milliards de francs). Le bénéfice net ajusté des coûts courants, sa mesure préférée, est par contre en hausse de 14% à 31,366 milliards.

(ats)

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