Vote: La Guinée-Bissau élit son président dans le calme

Actualisé

VoteLa Guinée-Bissau élit son président dans le calme

Les Bissau-Guinéens ont voté dimanche sans grande affluence pour élire au second tour un nouveau président entre deux ex-chefs d'Etat, Malam Bacaï Sanha et Kumba Yala.

Aucun n'incident n'a été signalé à Bissau et dans les régions de l'intérieur du pays, selon la Commission nationale électorale (CNE).

A Bissau, dans un bureau de vote d'un quartier du centre-ville, sur l'Avenue Amilcar Cabral, le dépouillement a commencé aussitôt après la fin du vote, a constaté un journaliste de l'AFP. Les premiers résultats provisoires officiels sont attendus dans les prochains jours. Près de 600'000 électeurs étaient appelés aux urnes.

Cette élection anticipée oppose deux ex-chefs d'Etat, Malam Bacaï, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique au pouvoir), à l'opposant Kumba Yala, dirigeant du Parti de la rénovation sociale (PRS). M. Sanha avait obtenu, au premier tour organisé le 28 juin, 39,59% contre 29,42% à M. Yala.

Faible affluence

Le début des opérations de vote a été marqué par une affluence faible, selon Sidi Mankalé, président d'un bureau de vote, au centre de Bissau.

A Barrio Militar, un quartier populaire situé sur la route de l'aéroport, un journaliste de l'AFP a constaté la même faible affluence qu'au premier tour où le taux de participation était tombé à 60%, le plus bas jamais enregistré en Guinée-Bissau.

Il était en nette baisse par rapport aux 82% des législatives de décembre et aux 79% de la dernière présidentielle de 2005.

Plus de 140 observateurs ont été déployés pour ce scrutin dont 57 pour la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et 21 pour l'Union européenne.

Appels au calme

La présidentielle de dimanche est organisée après l'assassinat début mars du président Joao Bernardo Vieira par des militaires, quelques heures après la mort du chef d'Etat-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe à Bissau.

L'Union africaine (UA) et l'armée, très influente en Guinée- Bissau, ont lancé des appels au calme. Elles ont encouragé les deux candidats à respecter les résultats des urnes dans ce pays où les périodes post-électorales sont généralement chahutées.

Un total de 4900 militaires, policiers et gendarmes, contre 3600 au premier tour organisé le 28 juin, ont été déployés pour ce scrutin.

Avec cette élection, «j'espère que ce sera la fin de la violence», qui déstabilise ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest depuis plus d'une décennie (guerre civile, tentatives et coups d'Etat, assassinats politiques), a dit le président intérimaire, Raimundo Pereira, après avoir voté à Bissau. (ats)

Ton opinion