Actualisé 09.01.2009 à 09:16

Cuba

La Havane fête le 50e anniversaire de l'entrée de Fidel Castro

La Havane a fêté jeudi le 50e anniversaire de l'entrée triomphale dans la capitale du "Comandante" de la Révolution cubaine, Fidel Castro.

Son frère et successeur Raul Castro ainsi que le président socialiste équatorien Rafael Correa ont assisté aux cérémonies.

Le président Correa, qui effectue sa première visite officielle sur l'île communiste, a rendu hommage à la Révolution, "date glorieuse pour tous les mouvements révolutionnaires de la par le monde".

Il s'exprimait à l'école militaire Ciudad Libertad, l'ancienne caserne Columbia, devant un parterre d'invités, dont son homologue Raul Castro, mais sans le fondateur du régime Fidel Castro, 82 ans, retiré du pouvoir depuis deux ans en raison de graves problèmes de santé.

Le président équatorien a affirmé que la "Révolution" n'avait jamais "pratiqué la torture" et avait contribué à "rétablir les droits de l'Homme pour tous les Cubains".

Il a par ailleurs une nouvelle fois "exigé" la levée de l'embargo américain, en vigueur depuis 1962 contre Cuba, comme le réclame chaque année à la quasi unanimité l'Assemblée parlementaire de l'ONU.

C'est au camp Columbia que Fidel Castro avait prononcé un de ses plus célèbres discours à son arrivée dans la capitale cubaine le 8 janvier 1959, destination finale de sa "caravane de la victoire" qui était partie le 2 janvier de Santiago de Cuba (900 km au sud-est de La Havane).

Le 1er janvier 1959, Fidel Castro avait annoncé le "début de la Révolution", peu après la fuite à l'étranger du dictateur Fulgencio Batista.

Le fils aîné du "Lider Maximo", Fidel Castro Diaz-Balart, un physicien de 59 ans, s'est aussi exprimé jeudi. "Je suis très ému par l'accueil chaleureux de la population" rappelant celui offert aux guérilleros le 8 janvier 1959, a-t-il déclaré.

Les principales festivités du cinquantenaire de la Révolution, très sobres à l'image des difficultés économiques de l'île, ont été organisées à Santiago le 1er janvier, mais sans la présence de Fidel Castro ni de chefs d'Etat étrangers "amis".

(ats)

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