Hébergement d’urgence à lausanne: La HETSL somme le collectif 43m² de quitter son jardin «dès que possible»

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Hébergement d’urgence à lausanneLa HETSL somme le collectif 43m² de quitter son jardin «dès que possible»

Le collectif de lutte contre le sans-abrisme a investi les jardins de la Haute école de travail social et de la santé à Lausanne. Alessandro Pelizzari, directeur de l’établissement, s’oppose fermement à la démarche. 

par
Lauren von Beust
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Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

20min/Vanessa Lam
Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

20min/Vanessa Lam
Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

Des tentes ont été installées au chemin Isabelle-de-Montolieu 19, à Lausanne.

20min/Vanessa Lam

Pile un mois après l’évacuation sur l’esplanade de Beaulieu, le collectif 43 m² a installé lundi un nouvel hébergement d’urgence transitoire et autogéré dans les jardins de la Haute école de travail social et de la santé à Lausanne (HETSL). Chaque personne sans solution de logement est bienvenue, nuit et jour, indique le collectif dans un communiqué.

Un lieu «symbolique» pour ses membres «à la recherche du soutien de toutes les structures sociales possibles pour lutter contre le sans-abrisme et faire pression sur la ville de Lausanne et le Canton», explique Louis, qui contribue à l’installation des tentes au chemin Isabelle-de-Montolieu 19. Il est prévu d’accueillir 30 personnes à partir de mercredi. 

Une séance plénière était également prévue dans le jardin de l’HETSL dans le courant de l’après-midi. Professeurs, élèves, comme autorités étaient invités à discuter de solutions. 

Sommés de quitter les lieux

Si sur place des étudiants de l’HETSL ont salué la démarche, le directeur de l’établissement en partie financé par l’Etat, a demandé au collectif de quitter les lieux «dès que possible». «J’ai découvert aujourd’hui à midi qu’on était la cible d’une occupation», confie quelques heures plus tard, Alessandro Pelizzari.

Après avoir obtenu des explications, ce dernier ne partage pas le mode de faire: «Sur le constat de précarité en matière de logement d’urgence, on peut être d’accord, elle est l’objet de nos recherches. Mais la HETSL n’est pas un lieu adapté pour l’accueil. L’interlocuteur, ce doit être les autorités politiques.»

Aucun ultimatum ne leur a été posé, «l’évaluation de la situation se fera de jour en jour», ajoute Alessandro Pelizzari, qui espère néanmoins que des discussions constructives pourront être menées au plus vite. 

Projet-pilote en cours

Pour rappel, la fermeture des structures d’accueil, qui ne sont ouvertes que durant la saison d’hiver, complique le quotidien des sans-abri à l’arrivée des beaux jours. Deux sites d’hébergement d’une capacité de 140 places ont fermé leurs portes fin avril. Début mai, la Ville a mis sur place, sur sept mois, un projet-pilote d’hébergement pour des travailleurs aux revenus modestes. Mais le collectif estime «intolérable qu’aucune place supplémentaire d’urgence ne soit prévue d’ici l’hiver». La rencontre avec la direction des sports et de la cohésion sociale lausannoise, début mai, n’avait abouti sur aucune avancée significative du dossier.

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