Actualisé 15.07.2010 à 08:37

BiologieLa jeunesse éternelle à portée de gènes

Des centaines de gènes contribuent au fait d'avoir une existence longue ou brève, écrivent des chercheurs de l'EPFL dans le magazine spécialisé «Cell».

Réunis autour de Riekelt Houtkooper et Johan Auwerx, les chercheurs ont identifié près de 750 gènes jouant un rôle dans la longévité, indique l'EPFL dans un communiqué. Un tiers de ces gènes ont un rôle vraiment important, en contribuant surtout à la transformation des aliments en énergie.

Pour établir ce caractère décisif, les scientifiques ont mené des expériences sur des souris. Les petits rongeurs dotés des gènes de longévité ont vécu jusqu'à 900 jours, contre 350 pour ceux qui en étaient dépourvus.

Cependant, les bons gènes ne suffisent pas à garantir une longue vie. Cela va dépendre des habitudes de vie, dont une nourriture faible en calories, estiment les chercheurs lausannois.

Sagesse populaire

«Il a été établi que nous devrions satisfaire seulement 80% de nos besoins alimentaires pour vivre plus longtemps», explique Johan Auwerx cité dans le communiqué. Faire du sport et bouger davantage contribue aussi à une existence plus longue.

Les chercheurs ont confirmé ce que la sagesse populaire proclame depuis bien longtemps. Selon eux, il faut maintenant franchir le pas suivant: comprendre la corrélation entre les gènes et le mode de vie.

Bonne santé

Cela pourrait permettre de découvrir des substances chimiques pouvant rallonger la vie. Et les chercheurs de citer l'exemple de la molécule du Rapamycine, un médicament utilisé pour ses qualités d'immunosuppresseur. Ajoutée à la nourriture de souris âgées, elle semble avoir allongé sensiblement leur vie.

Il ne s'agit toutefois pas de rendre ainsi possible une vie humaine plus longue, prévient Riekelt Houtkooper cité dans le communiqué. Pour devenir vieux, souligne-t-il, l'important reste avant tout d'avoir une bonne santé. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!