Etats-Unis: La junk food n'empêche pas de maigrir
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Etats-UnisLa junk food n'empêche pas de maigrir

Des sucreries et des chips, mais pour un nombre de calories limité: un prof d'uni mène une expérience effarante. Le pire, c'est que ça marche.

par
Jaqueline Favez

La nouvelle, rapportée par les médias américains, a de quoi faire frémir le monde de la médecine: depuis le 25 août, un prof en nutrition de l'université du Kansas suit un régime à base de sucreries et de chips. La seule contrainte a été de limiter à 1800 le nombre de calories ingérées quotidiennement. Mark Haub voulait étudier avec ses élèves les conséquences de la malbouffe. En comptant quelques légumes et des compléments vitaminés, les deux-tiers de son alimentation sont de la «junk food». Et, contre toute attente, le cobaye a perdu plus de 12 kg en 2 mois. Mieux: son taux de «mauvais» choléstérol a chuté de 20% et son taux de graisse a passé de 33,4 à 24,9%.

Des résultats qui n'étonnent guère Dawn Blatner, de l'association américaine des diététiciens, cité par CBS. «Le poids est au centre de la santé. Avant, Haub mangeait sainement mais trop.» Le principal intéressé a aussi son explication: «Ce sont les lois de la thermodynamique. Si on consomme moins de calories que le corps n'en brûle, il en résulte un déficit qui se traduit par une perte de poids. Certains disent que c'est irresponsable et malsain mais les chiffres disent l'inverse.»

«Pas sûr que ce soit sain»

Pour autant, Mark Haub ne recommande pas son régime. «J'aimerais pouvoir dire que c'est sain mais je ne suis pas assez confiant pour le faire.» Toujours est-il qu'en constatant sa perte de poids, il a décidé de prolonger l'expérience, qui devait au départ durer un mois. Il s'arrêtera la veille de la fête de Thanksgiving, soit après trois mois.

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