Birmanie  - La junte accuse l’opposition pour les coupures internet dans le pays 
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Birmanie La junte accuse l’opposition pour les coupures internet dans le pays

Les militaires birmans ont démenti dimanche avoir restreint l’accès à internet, évoquant la destruction d’antennes-relais par des rebelles.

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La junte birmane a qualifié dimanche «d’incitation à la violence» les affirmations de l’ONU, qui a accusé vendredi les militaires de masser des troupes et des armes lourdes dans le nord du pays. (Dimanche 24 octobre 2021)

La junte birmane a qualifié dimanche «d’incitation à la violence» les affirmations de l’ONU, qui a accusé vendredi les militaires de masser des troupes et des armes lourdes dans le nord du pays. (Dimanche 24 octobre 2021)

AFP/Archives
La junte birmane a démenti avoir suspendu l’accès à Internet dans les régions ravagées par le conflit, imputant la récente série de coupures à ses opposants. (Dimanche 26 septembre 2021)

La junte birmane a démenti avoir suspendu l’accès à Internet dans les régions ravagées par le conflit, imputant la récente série de coupures à ses opposants. (Dimanche 26 septembre 2021)

AFP
Les forces de sécurité birmanes ont tué plus d’un millier de civils depuis le coup d'Etat il y a un peu plus de six mois, a déclaré mercredi une ONG de surveillance des droits.

Les forces de sécurité birmanes ont tué plus d’un millier de civils depuis le coup d'Etat il y a un peu plus de six mois, a déclaré mercredi une ONG de surveillance des droits.

AFP

La junte birmane a démenti avoir suspendu l’accès à Internet dans les régions ravagées par le conflit, imputant la récente série de coupures à ses opposants, qui ont détruit des antennes-relais contrôlées par l’armée.

«Forces de défense populaires»

Le pays d’Asie du Sud-Est est en proie au chaos depuis que l’armée a renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi en février, déclenchant des manifestations monstres en faveur de la démocratie, qui ont été réprimées dans le sang.

Des opposants à la junte ont formé des «forces de défense populaires» dans leurs communes pour résister et ont détruit ces dernières semaines plusieurs antennes-relais appartenant à la société militaire Mytel dans l’État Chin (ouest).

Des coupures internet ont ensuite été observées, en particulier dans les régions où les milices citoyennes et l’armée sont en conflit.

Samedi, le Ministère des affaires étrangères de la junte a nié toute responsabilité de l’État dans ces coupures.

«Les connexions internet ont été récemment interrompues à cause d’actes terroristes comme la destruction de tours de communication par des groupes terroristes», a déclaré le ministère dans un communiqué, exhortant «certaines missions étrangères à Yangon à vérifier minutieusement leurs informations avant de faire des déclarations».

AFP

«Les gens sont inquiets»

La junte avait déjà suspendu internet aux premières heures du coup d’Etat du 1er février, alors que Mme Suu Kyi et d’autres personnalités politiques de premier plan de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, étaient arrêtées.

Les semaines suivantes, les données mobiles avaient également été coupées la nuit dans tout le pays.

Dimanche, des opposants à la junte ont affirmé que les télécommunications dans les cantons de Pinlebu, Kawlin et Wuntho, dans la région de Sagaing (nord), où les affrontements avec les militaires ont été violents, avaient été coupées dans la nuit.

«Nous n’avons pas pu utiliser internet et le téléphone» depuis 2h du matin, a déclaré l’un d’eux à l’AFP après avoir quitté Kawlin, ajoutant que les forces de sécurité affluaient dans la zone.

«Les gens sont inquiets que la junte lance une grande opération», a-t-il dit sous couvert d’anonymat.

Un autre membre de milices locales a déclaré qu’il ne pouvait plus joindre ses combattants à Pinlebu.

Les attaques de milices se sont intensifiées après l’appel lancé début septembre par le gouvernement d’unité nationale (NUG), formé par des ex-députés en fuite du parti d’Aung San Suu Kyi, à cibler les actifs militaires.

Plus de 1100 civils ont été tués et 8000 autres arrêtés depuis le coup d’État, selon une ONG locale, l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d’exécutions extrajudiciaires.

(AFP)

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