Bolivie: La justice accepte un transfert de l’ex-présidente Añez à l’hôpital
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BolivieLa justice accepte un transfert de l’ex-présidente Añez à l’hôpital

Jeanine Añez va pouvoir subir des examens médicaux après une «crise d’hypertension» durant sa détention.

Jeanine Añez après son arrestation le 13 mars 2021.

Jeanine Añez après son arrestation le 13 mars 2021.

AFP

La justice bolivienne a autorisé vendredi le transfert vers un hôpital de l’ex-présidente intérimaire de Bolivie, Jeanine Añez, en détention préventive dans le cadre d’une enquête pour un présumé coup d’État contre son prédécesseur Evo Morales.

Trois juges d’un tribunal de La Paz ont accepté la «sortie judiciaire» de l’ancienne cheffe de l’État et son transfert à l’hôpital pour «des examens médicaux par des spécialistes en cardiologie et des analyses afin de protéger sa vie et sa santé». Le transfert de Jeanine Añez, 53 ans, se fera sous «escorte» policière, ont indiqué les juges.

Les avocats de l’ancienne présidente de transition, au pouvoir de novembre 2019 à novembre 2020, avaient déposé vendredi auprès d’un tribunal une demande de remise en liberté pour raisons de santé. Selon le document dont l’AFP a eu copie, la requête évoquait une «crise d’hypertension» et fournissait la copie de documents médicaux.

Mercredi, Jeanine Añez, en détention provisoire pour quatre mois dans une prison pour femmes de la capitale, avait été placée sous assistance respiratoire après avoir souffert d’une décompensation, selon son avocate.

«Persécution politique»

L’ancienne vice-présidente conservatrice a été arrêtée le 14 mars, tout comme deux de ses ex-ministres, dans le cadre d’un mandat d’arrêt consécutif à une plainte pour «sédition», «terrorisme» et «conspiration» déposée par une ancienne députée du MAS, le parti de son prédécesseur socialiste Evo Morales.

En novembre 2019, deux jours après la démission d’Evo Morales, alors qu’elle était deuxième vice-présidente conservatrice du Sénat, Jeanine Añez avait prêté serment comme présidente par intérim à la faveur d’une vacance de pouvoir provoquée par les démissions en chaîne d’Evo Morales et de ses successeurs constitutionnels.

Evo Morales avait été poussé à la démission par un soulèvement, après avoir été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle où il briguait un quatrième mandat, mais accusé de fraude par l’opposition. Après une campagne de manifestations pendant laquelle au moins 35 personnes avaient été tuées, Evo Morales, lâché par la police et par l’armée, avait démissionné et s’était réfugié au Mexique puis en Argentine. Il est rentré en Bolivie après l’élection à la présidence de son dauphin, le socialiste Luis Arce, en octobre 2020.

Lors de son arrestation, Jeanine Añez avait dénoncé une «persécution politique».

(AFP)

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