Actualisé 06.09.2019 à 13:18

Brexit

La justice accorde un répit à Boris Johnson

La Haute Cour de justice à Londres a refusé d'annuler la suspension du Parlement, tandis que le Premier ministre entre en pré-campagne.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Boris Johnson a obtenu vendredi un nouveau répit de la justice britannique, particulièrement bienvenu pour le Premier ministre après une semaine infernale au Parlement. Il y a perdu sa majorité et où les députés ont adopté un texte pour empêcher un Brexit sans accord.

La Haute Cour de justice à Londres a rejeté une demande d'annuler la suspension du Parlement, décidée par le chef du gouvernement. L'action en justice avait été intentée par Gina Miller, femme d'affaires et militante anti-Brexit, et soutenue par l'ancien Premier ministre conservateur John Major.

Un juge écossais avait déjà opposé cette semaine un refus similaire. Dans les deux affaires, les plaignants ont annoncé leur intention de faire appel. «Mon équipe et moi n'abandonnerons pas le combat pour la démocratie», a déclaré à la presse à l'issue de l'audience Gina Miller, qui avait déjà remporté une victoire judiciaire sur le Brexit en 2017. «Abandonner maintenant serait manquer à notre devoir», a-t-elle poursuivi, estimant se battre pour «les futures générations».

Décriée comme une manoeuvre pour précipiter le pays vers un Brexit sans accord, cette suspension du Parlement pour cinq semaines jusqu'au 14 octobre a provoqué la fureur de l'opposition mais aussi de députés conservateurs.

Compromis «pas possible»

Ils ont adopté mercredi une proposition de loi qui impose au Premier ministre de solliciter auprès de Bruxelles un nouveau report de trois mois du Brexit, jusqu'au 31 janvier 2020 si aucun accord n'est conclu avec l'UE d'ici au 19 octobre. Un sommet européen - qui pourrait être la dernière chance pour Londres de conclure un accord avec l'Union - est programmé les 17 et 18 octobre à Bruxelles.

Mais pour le Premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, la possibilité d'un compromis avec Londres sur une sortie organisée du Royaume-Uni de l'Union européenne «ne semble maintenant pas possible».

«Nous ne savons pas ce qui se passe là-bas. Il semble tout à fait évident que nous ne parviendrons pas à un accord de Brexit», a déclaré Antti Rinne aux journalistes après une réunion avec le président du Parlement européen David Sassoli à Helsinki.

Au Royaume-Uni, la Chambre des Lords devrait en principe achever l'examen du texte sur le report du Brexit vendredi soir et la législation entrer en vigueur dès lundi après approbation de la reine.

Boris Johnson a pourtant affirmé jeudi qu'il préférait «être mort au fond d'un fossé» plutôt que de demander un report du Brexit. Il mise sur des élections anticipées pour récupérer la majorité qu'il a perdue cette semaine aux Communes, et pouvoir sortir coûte que coûte de l'Union européenne, avec ou sans accord, le 31 octobre.

Boris Johnson est d'ores et déjà entré en mode «pré-campagne». En visite en Ecosse, il a rendu visite à des pêcheurs et des agriculteurs et sera ensuite reçu par la reine Elizabeth dans son château de Balmoral. (nxp/afp)

Brexit: un accord avec Londres «ne semble pas maintenant possible»

Le Premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a estimé vendredi que la possibilité d'un compromis avec Londres sur une sortie organisée du Royaume-Uni de l'Union européenne «ne semble pas maintenant possible».

«Nous ne savons pas ce qui se passe là-bas. Il semble tout à fait évident que nous ne parviendrons pas à un accord de Brexit», a déclaré Antti Rinne aux journalistes après une réunion avec le président du Parlement européen David Sassoli à Helsinki. «J'espère que nous parviendrons à résoudre ce problème pour qu'il n'y ait pas de gâchis, mais cela ne semble pas maintenant possible», a ajouté M. Rinne.

(NewsXpress)

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