Affaire Polanski: «La justice suisse décidera de l'extradition»
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Affaire Polanski«La justice suisse décidera de l'extradition»

Le président du Conseil des Etats Alain Berset (PS/FR) ne remet pas en question l'arrestation du cinéaste Roman Polanski intervenue samedi dernier à l'aéroport de Zurich.

Le droit suisse et les accords internationaux ont été appliqués, a-t-il déclaré mercredi en marge d'une visite à Beyrouth.

Comme toute personne dans une telle situation, Roman Polanski a l'occasion de contester son arrestation devant les tribunaux suisses. «Il appartient à la justice suisse de dire s'il doit être extradé ou pas», a ajouté le Fribourgeois. Et si elle arrive à une telle conclusion, il sera probablement extradé.

Le président de la Chambre haute a aussi rappelé que la Suisse est un Etat souverain, fonctionnant selon les règles d'un Etat de droit, avec une séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. A ses yeux, ce qui a fait la stabilité du pays, c'est l'indépendance des pouvoirs. Quand la justice agit, il n'appartient pas au Parlement ou au président d'une Chambre d'intervenir dans ses décisions.

Alain Berset est au Liban à l'invitation du président de l'Assemblée nationale libanaise Nabih Berry. Des entretiens étaient prévus avec le président Michel Sleiman ainsi qu'une visite aux «Jeux de la Francophonie». (ap)

Couchepin ferme

La ministre de la justice Eveline Widmer-Schlumpf a informé mercredi ses collègues du gouvernement concernant l'affaire Polanski. C'est ce qu'a déclaré en conférence de presse à Berne André Simonazzi, porte-parole du Conseil fédéral.

Interrogé par un journaliste sur sa réaction en tant que ministre de la culture, Pascal Couchepin a souligné qu'il défendait en priorité l'Etat de droit. Il a ajouté qu'il considère Roman Polanski comme un «grand artiste». «Je ne vois pas quelle finesse on aurait pu introduire»: en droit, les choses sont claires.

Le conseiller fédéral faisait ainsi référence à une déclaration de la veille de sa collègue Micheline Calmy-Rey. Celle-ci a dit que s'il n'y pas de doute quant à la légalité de la procédure employée, «on peut peut-être se poser des questions sur la finesse de l'intervention».

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