Argentine: La justice suspend la libération d'Alfredo Astiz
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ArgentineLa justice suspend la libération d'Alfredo Astiz

La justice argentine a finalement décidé de suspendre la libération sous caution de 17 personnes accusées de violations des droits de l'Homme pendant la dictature.

Parmi les accusés se trouvent les anciens officiers de marine Alfredo Astiz et Jorge Acosta, considérés comme des symboles de la «Sale guerre» menée contre les opposants.

La deuxième chambre de la cour de cassation a suspendu l'arrêt autorisant la libération des suspects, à la suite de l'appel du procureur Raul Plee, selon le service de presse des tribunaux. Les suspects resteront en détention jusqu'à ce que la cour suprême du pays statue sur la question, à une date encore indéterminée.

La veille, la justice argentine avait autorisé ces libérations sous caution, invoquant la durée excessive de la procédure, certaines détentions provisoires dépassant la limite légale de trois ans, comme pour Jorge Acosta, incarcéré depuis le 16 août 2001.

Cette décision avait suscité de vives critiques des familles de victimes et défenseurs des droits de l'Homme, la présidente argentine Christina Fernandez dénonçant «une honte pour l'Argentine, pour l'humanité et pour notre système judiciaire».

L'ancien officier Alfredo Astiz, surnommé «l'ange de la mort» est mis en cause dans la disparition de dizaines de personnes entre 1976 et 1983, pendant la répression menée par la dictature contre les dissidents, dont les religieuses françaises Alice Domon et Léonie Duquet et la fondatrice du mouvement des Mères de la Place de Mai Azucena Villaflor. Il a été condamné par contumace en France en 1990 à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement de Léonie Duquet et Alice Domon mais l'Argentine a refusé son extradition à plusieurs reprises.

Jorge Acosta fait partie de cinq anciens membres de l'armée argentine condamnés en Italie pour les meurtres de trois Italiens pendant la dictature. (ap)

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