Lugano (TI): La Lega veut détrôner le PLR Giorgio Giudici

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Lugano (TI)La Lega veut détrôner le PLR Giorgio Giudici

Le duel promet d'être passionnant le 14 avril prochain entre l'actuel président de la ville de Lugano Giorgio Giudici (PLR) et son challenger, le conseiller d'Etat sortant Marco Borradori (Lega).

Le sortant Giorgio Giudici (à gauche) est menacé par le conseiller d'Etat sortant Marco Borradori (Lega).

Le sortant Giorgio Giudici (à gauche) est menacé par le conseiller d'Etat sortant Marco Borradori (Lega).

Pour la première fois depuis 29 ans, «Sindaco» Giorgio Giudici doit sérieusement craindre pour sa couronne. Son concurrent Marco Borradori, léguiste modéré et membre de l'exécutif cantonal depuis 18 ans, fait office de favori. A plusieurs reprises lors des élections cantonales, il a tiré à lui la majorité des voix.

Pourtant, la partie ne doit pas sembler à celui-ci aussi légère qu'au début de la campagne. Lorsque le conseiller d'Etat avait rendu publique sa candidature pour Lugano, Giorgio Giudici n'avait pas encore décidé s'il voulait ou non à 67 ans reprendre une fois encore le flambeau. Finalement, il se représente et peut assurément compter sur un électorat fidèle.

Bignasca sur les listes

Le PLR détient actuellement trois des sept sièges à l'exécutif de la ville. La Lega possède deux fauteuils - dont l'un était occupé par le défunt Giuliano Bignasca - et souhaite en conquérir un troisième pour mettre fin à la domination du PLR. Le PS et le PDC détiennent chacun un siège.

Dès son lancement, la campagne électorale s'est appuyée davantage sur des têtes que sur des programmes. Ce n'est pas seulement la brève candidature de l'ancienne conseillère d'Etat Patrizia Pesenti (PS) qui a contribué à la dissipation de tout débat de contenu, mais aussi le décès de Giuliano Bignasca le 7 mars.

Celui-ci figurera encore à titre posthume sur les listes. Plusieurs critiques au Tessin ont accusé la Lega d'utiliser la popularité d'un mort pour aller à la pêche aux voix. Le siège de Giuliano Bignasca sera repris par un représentant du parti, qui choisira entre quatre ou cinq papables selon le résultat des élections, a expliqué à l'ats Marco Borradori. Ce dernier dit qu'il accepterait un fauteuil à l'exécutif de la ville en cas de non élection. (ats)

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