Actualisé 27.07.2011 à 15:51

Crise en Grèce«La libéralisation du secteur des taxis aura lieu»

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a appelé mercredi les taxis à mettre fin à leur grève, qui depuis dix jours perturbe le tourisme.

Georges Papandréou juge nécessaire la libéralisation du secteur pour «améliorer» la qualité de service.

Georges Papandréou juge nécessaire la libéralisation du secteur pour «améliorer» la qualité de service.

Dans un discours devant son groupe parlementaire diffusé par la télévision publique Net, le Premier ministre a souligné que le gouvernement était «prêt à entendre toute proposition, mais la libéralisation aura lieu».

«J'appelle les propriétaires des taxis à coopérer et à prendre conscience des effets négatifs de leur mobilisation au cours d'une période critique pour le tourisme, l'économie et les citoyens du pays», a-t-il indiqué.

«Les professions fermées vont être ouvertes malgré l'entêtement des intérêts corporatistes (...) qui ont provoqué le fermeture des ports, des aéroports et des routes en plein saison touristique», a lancé M. Papandréou qui se dit néanmoins «ouvert au dialogue», afin de parvenir à «améliorer» la qualité de service.

Souhait récemment

Les opérateurs de tourisme ont déploré le coup porté au secteur par la grève et appelé justice et gouvernement à intervenir.

Cette déréglementation s'inscrit dans le cadre de l'ouverture à la concurrence de plusieurs métiers protégés en Grèce, camionneurs, avocats ou ingénieurs, demandée par les créanciers du pays, Union européenne et Fonds monétaire international (FMI), pour activer sa relance économique.

Le bras de fer des taxis avec le ministère des Transports a commencé début juillet.

Critique

Le nouveau ministre, Yannis Ragoussis, a lui refusé d'appliquer un accord intervenu en mai (avant le remaniement du 17 juin) entre la profession et son prédécesseur, qui prévoyait de lier «le nombre de taxis à la population de chaque ville», permettant d'en limiter le nombre.

Selon le syndicat des taxis, «la libéralisation va encombrer le nombre des taxis et faire tomber la valeur» de leurs licences chèrement acquises.

Lundi, M. Ragoussis avait souligné que «l'ouverture du métier sans aucune réglementation est nécessaire pour lutter contre l'argent noir qui circule dans ce secteur, où les licences sont achetées et vendues d'une manière qui favorise l'évasion fiscale». Près de 8000 propriétaires de taxis ont manifesté mardi à Athènes.

(ats)

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