Marché de l'électricité: La libéralisation ne séduit pas encore les gros consommateurs
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Marché de l'électricitéLa libéralisation ne séduit pas encore les gros consommateurs

La libéralisation du marché de l'électricité a laissé jusque-là indifférents les gros consommateurs.

Mais cela devrait changer dans les deux prochaines années.

Seuls quelques-uns ont changé de fournisseur, selon une enquête de l'institut gfs.zurich publiée mercredi. Néanmoins, beaucoup pensent à un changement, l'argument principal étant le prix. Chez cette clientèle, l'image des entreprises électriques est mauvaise.

Bien que les entreprises consommant plus de 100 mégawattheures par année peuvent choisir librement leur fournisseur depuis le 1er janvier 2009, seules quelques-unes ont fait appel à cette possibilité, a montré l'étude réalisée sur mandat des Entreprises électriques du canton de Zurich (EKZ). Néanmoins, 30% des 510 entreprises interrogées pensent qu'un changement de fournisseur est un thème d'actualité. Cette proportion passe à 83% si la question couvre les deux prochaines années. De l'échantillon choisi par l'étude, une seule entreprise a changé de fournisseur depuis le début de l'année.

Le prix reste l'argument principal pour changer de fournisseur et il est décisif pour un tiers des sociétés interrogées. La différence de prix doit cependant être supérieure à 11% pour qu'un changement fasse l'objet d'un examen. De manière générale, peu d'entreprises sont prêtes à payer plus cher pour un courant plus écologique et cela ne va pas changer à l'avenir.

Image négative

Les entreprises électriques souffrent d'un problème d'image auprès de leurs gros clients, selon l'étude. Ce sont les termes «profiteur», «opaque» et «monopoliste» qui sont le plus souvent utilisés pour les désigner. Seuls 12% des entreprises interrogées recourent à des termes positifs comme «équitable», «transparent», «flexible» et «sympathique». La grande majorité de ces gros consommateurs considère cependant de manière positive leurs propres fournisseurs de courant.

Les entreprises accordent d'abord de l'importance à la politique des prix de leurs fournisseurs et veulent qu'on les prennent au sérieux. Les informations dont elles disposent sur l'ouverture du marché sont faibles. Quant aux informations venant des entreprises électriques, elles sont jugées à la limite du suffisant et celles des associations clairement insuffisantes.

Les auteurs de l'étude ont interrogé 510 entreprises dont la consommation annuelle d'électricité dépasse les 100 mégawattheures. Elles se répartissent à raison de 70% en Suisse alémanique et de 30% en Suisse romande. (ap)

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