Votation du 8 février: «La libre circulation garantit la prospérité de la Suisse»
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Votation du 8 février«La libre circulation garantit la prospérité de la Suisse»

Après les milieux économiques, c'est au tour de la gauche et des Verts de mener campagne pour la libre circulation des personnes soumise au peuple le 8 février prochain.

«La poursuite d'une collaboration fructueuse avec notre principal partenaire commercial ne peut que contribuer à maintenir notre prospérité», a plaidé jeudi à Berne le président du parti socialiste suisse (PS) et conseiller national Christian Levrat. Selon lui, ce n'est surtout pas le moment de se livrer à des expérimentations hasardeuses alors que la récession s'installe en Suisse.

A un mois de la votation fédérale, la gauche et les Verts ont formé un comité interpartis «Oui à la libre circulation des personnes». «Je ne suis pas là pour défendre le point de vue patronal mais je les rejoins dans leur analyse selon laquelle un refus de l'extension des accords bilatéraux serait catastrophique pour la Suisse et, de mon point de vue, en premier lieu pour les personnes les plus précarisées», a expliqué le président des Verts et conseiller national Ueli Leuenberger.

L'économie suisse gagne un franc sur trois grâce à ses relations avec l'Union européenne (UE), ont rappelé les membres du comité. «L'étroite collaboration avec notre principal partenaire économique a nourri la croissance et permis la création de 250.000 places de travail». En outre, des mesures d'accompagnement ont été introduites afin de préserver les salaires et les conditions de travail du pays. «Grâce à ces mesures, le marché du travail n'a jamais été autant surveillé; il faut s'en réjouir d'autant plus que cette surveillance va encore s'amplifier en cas de oui le 8 février», a relevé Christian Levrat.

«Spectre sans fondement»

«Je suis convaincu que les mesures d'accompagnement contribuent à ce que les infractions restent marginales car il ne fait aucun doute qu'elles ont un caractère préventif», a expliqué le conseiller d'Etat bernois Andreas Rickenbacher (PS). En outre, la dernière extension de la libre circulation des personnes n'a pas débouché sur une immigration contrôlée «et il n'en ira pas autrement avec la Bulgarie et la Roumanie», a ajouté la conseillère nationale Marie-Thérèse Weber-Gobet (PCS/FR).

Celui qui ne trouve pas de place de travail ne peut pas obtenir de titre de séjour: «le spectre d'une invasion «Rom» qu'agite l'UDC est donc totalement sans fondement», a lancé Marie-Thérèse Weber-Gobet. Par ailleurs, selon elle, l'immigration en provenance de l'UE a eu un impact plus positif que négatif pour les assurances sociales suisses. (ap)

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