Heurts en Libye: La Libye plongée dans le chaos
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Heurts en LibyeLa Libye plongée dans le chaos

Sur le terrain diplomatique, la pression s'accentue au 12e jour de l'insurrection. «Il semble que Kadhafi ne contrôle plus la situation», a estimé Silvio Berlusconi.

Alors que la région orientale pétrolifère est aux mains de l'opposition armée qui met en place une nouvelle administration, des tirs ont de nouveau été entendus dans certains quartiers de Tripoli durant la nuit.

«L'électricité a été coupée (hier soir) et n'est pas revenue depuis», a déclaré un habitant joint par téléphone. «Nous étions terrifiés. Nous pensions qu'ils préparaient une attaque. Nous avons pris tout ce qui pouvait servir d'armes et nous avons gardé la porte de la maison», a-t-il ajouté.

Mais dans d'autres quartiers de la capitale, où l'électricité n'a pas été coupée, la nuit a été calme, selon un journaliste de l'AFP.

A 1.000 km plus à l'est, l'opposition continue de s'organiser et rêve de voir Tripoli se libérer.

«Nous coordonnons les comités des villes libérées et de Musratha. Nous attendons que Tripoli en finisse avec le régime de Kadhafi et de ses fils et ensuite, nous travaillerons à un gouvernement de transition», a déclaré à l'AFP Abdelhafiz Ghoqa, le porte-parole de la «Coalition révolutionnaire du 17 février».

«Il y a des volontaires partent tous les jours pour Tripoli» pour se battre, a-t-il ajouté, soulignant que de nouveaux officiers faisaient défection et rejoignaient les forces anti-Kadhafi.

Avoirs gelés

Sur le terrain diplomatique, la pression s'accentuait au 12e jour de l'insurrection. Le président américain Barack Obama a signé un décret gelant les avoirs et bloquant les biens aux Etats-Unis du colonel Kadhafi et de ses quatre fils.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit reprendre ses consultations samedi à 16H00 GMT (17h00 suisse). Un projet de résolution évoque des sanctions telles qu'un embargo sur les armes, un autre embargo sur les voyages du colonel Kadhafi et un gel de ses avoirs, selon des diplomates.

Le projet de résolution du Conseil de sécurité avertit en outre Mouammar Kadhafi que les violences pourraient être considérées comme des crimes contre l'humanité, selon des diplomates.

Bilan difficile à évaluer

Le bilan des violences qui secouent le pays restait difficile à évaluer samedi. Les morts se compteraient par milliers, selon l'ambassadeur adjoint de la mission libyenne à l'ONU, Ibrahim Dabbashi, qui a fait défection, tandis que d'autres sources évoquaient entre 300 et plus d'un millier de tués.

Critiqué à l'étranger, attaqué de toutes parts par une opposition armée qui contrôle désormais plusieurs villes, M. Kadhafi a pris la parole vendredi soir pour la première fois en public depuis le début la révolte, devant une foule de plusieurs centaines de partisans dans le centre de Tripoli.

«Nous allons nous battre et nous les vaincrons», a-t-il lancé. «S'il le faut, nous ouvrirons tous les dépôts d'armes pour armer tout le peuple», a-t-il menacé.

Tirs sur les manifestants

Vendredi, les forces pro-Kadhafi, déployées autour de mosquées de la capitale pour empêcher les protestations, ont tiré sur des manifestants.

Dans l'est de la ville, au moins deux manifestants ont été tués par des pro-Kadhafi dans le quartier populaire de Fachloum, selon un témoin. Dans ce quartier, tout comme dans celui de Ben Achour, des témoins ont signalé des «tirs nourris sur tous ceux qui se (trouvaient) dans la rue».

«Les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur des manifestants sans distinction. Il y a des morts dans les rues de Soug Al-Jomaa», a déclaré un autre habitant.

Faute de pouvoir assurer la sécurité de leurs diplomates, les Etats-Unis ont suspendu le fonctionnement de leur ambassade. Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Un navire transportant 2.000 Chinois évacués de Benghazi a accosté à Malte. Un autre transportant près de 3.000 Chinois s'est ancré en Crète.

La liberté de la presse se fraie un chemin

Ils sont quatre journalistes devant des micros à débattre du discours de Mouammar Kadhafi dans un semblant de studio installé dans une petite pièce loin des bruits de la ville. Bienvenue à Tobruk Free Radio, en Libye, où l'on réinvente la liberté de la presse.

Cette «radio libre de Tobrouk» est l'une de celles qui avec trois bouts de chandelle tentent désormais de se faire entendre dans le pays, après plus de quarante ans de strict contrôle des médias et de l'information par le régime du colonel Kadhafi.

«Tobruk Free Radio est un projet de gens jeunes. Nous sommes tous volontaires. Ce sont eux-mêmes qui ont apporté le matériel pour lancer les émissions», raconte à l'AFP Adboullah Bliheg, 29 ans, qui vit dans cette ville de l'est de la Libye, aux mains de l'opposition depuis la semaine dernière.

25 personnes, dont 12 journalistes, travaillent dans cette radio, installée dans le bâtiment qu'occupait la télévision publique libyenne, au sommet d'une colline, dans la banlieue de Tobrouk, à 1.200 kilomètres de Tripoli.

«Avec des moyens simples, nous faisons parvenir notre voix à tous les gens de la ville pour leur expliquer ce que nous ferons dans le futur. Parce que Kadhafi, c'est fini», affirme Bliheg, ingénieur de profession qui a travaillé pendant trois ans à la télévision officielle, jusqu'en 2007.

Dans le «studio», les journalistes discutent de la dernière harangue de Mouammar Kadhafi en présence d'un collègue étranger, invité pour l'occasion, tandis que «l'ingénieur du son» manipule une console et surveillent les ordinateurs qui assurent la transmission.

La radio, qui émet 24 heures sur 24, couvre une zone qui va de la frontière avec l'Egypte (à 130 km à l'est), à Derna (200 km à l'ouest), et a des «contacts» avec d'autres radios indépendantes de l'est du pays, explique, enthousiaste, Bliheg dans un anglais parfait.

Tobruk Free Radio «va de la frontière jusqu'à Derna. De Derna à Al Bayda et Al Marj, il y a une autre radio. A Benghazi, une autre encore. Nous avons des contacts quotidiens avec ces gens», affirme-t-il.«» (ats/afp)

A l'étranger, l'indignation et l'inquiétude s'amplifient. Pour le président Obama, «le régime de Mouammar Kadhafi a bafoué les normes internationales et la morale élémentaire. Il doit être tenu responsable». «Monsieur Kadhafi doit partir», a dit le président français, Nicolas Sarkozy, en visite à Ankara. L'Otan et l'Union européenne se sont concertées vendredi en Hongrie. L'UE est tombée d'accord pour décréter un embargo sur les ventes d'armes et de matériel de répression ainsi que pour geler les avoirs et interdire de visa Kadhafi et ses proches, selon des sources diplomatiques.

A l'étranger, l'indignation et l'inquiétude s'amplifient. Pour le président Obama, «le régime de Mouammar Kadhafi a bafoué les normes internationales et la morale élémentaire. Il doit être tenu responsable». «Monsieur Kadhafi doit partir», a dit le président français, Nicolas Sarkozy, en visite à Ankara. L'Otan et l'Union européenne se sont concertées vendredi en Hongrie. L'UE est tombée d'accord pour décréter un embargo sur les ventes d'armes et de matériel de répression ainsi que pour geler les avoirs et interdire de visa Kadhafi et ses proches, selon des sources diplomatiques.

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