Actualisé 27.10.2017 à 14:34

BruxellesLa licence du glyphosate pourrait être prolongée

L'herbicide controversé pourrait continuer à être utilisé encore cinq ans. Ainsi l'a proposé la Commission européenne.

L'Organisation mondiale de la santé a classé cet herbicide comme substance «cancérogène probable».

L'Organisation mondiale de la santé a classé cet herbicide comme substance «cancérogène probable».

Keystone

La Commission européenne va soumettre le 9 novembre au vote des 28 Etats membres de l'UE une nouvelle proposition de prolongation de la licence d'utilisation de l'herbicide controversé glyphosate, selon une porte-parole vendredi. La durée de la licence est cette fois réduite à cinq ans.

L'Union européenne (UE) n'avait pas trouvé mercredi de solution qui permette de rassembler suffisamment d'Etats membres sur le sort du glyphosate. La licence de cet herbicide, largement utilisé dans l'agriculture et accusé de provoquer des cancers, expire pourtant le 15 décembre. La saga dure depuis plus de deux ans dans l'UE, car la décision ne peut se faire qu'à la majorité qualifiée (55% des 28 Etats membres et 65% des habitants).

Une «responsabilité partagée»

Agacée de voir les Etats membres se défiler, la Commission répète inlassablement depuis l'été que la décision doit être une «responsabilité partagée». Mardi après-midi, elle avait déjà commencé à revoir à la baisse la durée d'autorisation envisagée, évoquant une période de cinq à sept ans.

Plusieurs capitales réclament cependant que l'UE prépare le terrain à une disparition progressive de cette substance, qui constitue le principe actif du fameux Round-Up du groupe Monsanto, et est plébiscitée par les agriculteurs pour son efficacité et son faible coût. Mais une élimination progressive du glyphosate ne figure pas dans la proposition de la Commission européenne soumise au vote le 9 novembre, a précisé la porte-parole, Anca Paduraru.

Partisans et opposants s'affrontent autour de l'évaluation scientifique de la toxicité du glyphosate depuis la publication en 2015 du rapport du Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce dernier a classé la substance «cancérogène probable» au contraire des agences européennes l'Efsa (sécurité des aliments) et l'Echa (produits chimiques). (nxp/ats)

(NewsXpress)

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