Vaud: La loi sur l'accueil de jour enfin sous toit

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VaudLa loi sur l'accueil de jour enfin sous toit

Les enfants de 8 à 10 ans bénéficieront d'un accueil le mercredi après-midi en cas de besoins avérés: après de longs débats, la loi sur l'accueil de jour (LAJE) a été entérinée.

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite s'est réjouie du vote entérinant la loi sur l'accueil de jour.

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite s'est réjouie du vote entérinant la loi sur l'accueil de jour.

Keystone

Le Grand Conseil vaudois a finalement tranché en 3e lecture et adopté la loi sur l'accueil de jour, attendue depuis la votation de 2009.

Au vote final, la loi a facilement passé la rampe par 99 voix contre 4, ainsi que 34 abstentions provenant des rangs PLR et UDC. Un cap important a été franchi après de longues années de négociations, s'est réjouie en plénum la conseillère d'Etat Nuria Gorrite.

En 2009, plus de 70% des Vaudois avaient accepté de poser les bases d'un socle minimal de prestations pour l'accueil parascolaire des enfants. «Je suis particulièrement heureuse que nous passions à la concrétisation. Le chemin a été long», a observé la cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines.

Une loi innovante

«Ce texte est le fruit d'un consensus complexe, longuement recherché», a ajouté Myriam Romano-Malagrifa (PS). «C'est une loi moderne, innovante, qui tient compte des besoins des familles».

Le canton, les employeurs et les communes participeront financièrement à la prise en charge des enfants. Pour une majorité de députés, la loi répond à un besoin avéré et clarifie les rôles. Les communes pourront agir seules ou en réseau. Un extrait de casier judiciaire sera demandé au personnel en contact avec les enfants.

Manque de places en garderie

Claudine Wyssa, présidente de l'Union des communes vaudoises, s'est félicitée du résultat obtenu, également dans le domaine financier. Jean-Michel Dolivo (La Gauche) a cependant formulé un «bémol», le manque de places en garderie pour répondre aux besoins des familles.

Mardi, les députés ont renoncé à batailler une nouvelle fois sur la prise en charge des enfants le mercredi après-midi. Pour rappel, un accueil était dès le départ prévu pour les 4-8 ans, mais pas pour ceux de 8 à 10 ans. Finalement, le plénum a opté de justesse, par 73 voix contre 70 et 1 abstention, pour une solution médiane: un accueil pour les 8 à 10 ans en cas de «besoins avérés». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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