Trois accidents en une semaine: La luge d'été, un loisir à risque?
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Trois accidents en une semaineLa luge d'été, un loisir à risque?

Un enfant de 3 ans s'est blessé dimanche après-midi lors d'une descente avec son père dans le canton de Saint-Gall. C'est le troisième incident du genre en une semaine. Les exploitants estiment pourtant les mesures de sécurité suffisantes.

par
Benjamin Pillard
Les exploitants de luge d'été assurent que la sécurité des installations est suffisante.

Les exploitants de luge d'été assurent que la sécurité des installations est suffisante.

Nouveau coup dur pour les propriétaires de luges d'été: un blessé a été signalé dimanche après-midi à Goldingen (SG). L'enfant de 3 ans effectuait une descente avec son père, lorsqu'il a coincé son pied entre la luge et le rail. La Rega a dû intervenir pour transporter le bambin à l'hôpital. Il s'agit du troisième accident en une semaine.

Lundi dernier en effet, une touriste pakistanaise de 26 ans est morte à Interlaken (BE) sur une installation similaire. Sa ceinture de sécurité s'était ouverte pendant la descente, et la jeune femme a été propulsée hors de la luge et de la piste, plusieurs mètres plus haut. Mercredi, un jeune Portugais de 10 ans s'est lui blessé à Sörenberg (LU). Sa luge avait percuté celle d'un camarade qui le précédait et qui était à l'arrêt sur la piste.

Les usagers sont responsables

«Dans 99% des cas, les incidents sont provoqués par les utilisateurs eux-mêmes», estime Robert Wohlfahrt, directeur du Toboggan de la Vue-des-Alpes (NE) et représentant de la maison allemande Wiegand, le numéro 1 du bob d'été avec plus de 450 installations dans le monde. «Il y a 20'000 descentes par jour à Goldingen, poursuit-t-il. Nous ne pouvons pas garantir le risque zéro!»

Les gérants insistent sur le fait que la luge d'été est une installation sportive, et non une attraction. Les usagers sont responsables de la vitesse à laquelle ils s'élancent. Aux yeux des exploitants, l'information à la clientèle est suffisante, avec des panneaux indicateurs en trois langues. De plus, les employés s'assurent que les ceintures de sécurité soient bien fixées.

Les accidents graves se produisent cependant chaque année, touchant avant tout des touristes étrangers. "Les Suisses ont davantage l'habitude des luges, ils descendent de manière fluide", explique Berhard Tschannen, directeur de l'exploitation «Glacier 3000 - Alpine Coaster» aux Diablerets, où un touriste koweïtien avait été éjecté de son siège il y a deux ans.

La série d'incidents de la semaine dernière ne laisse pas la population indifférente. «Les gens nous posent des questions; ils veulent être rassurés», précise Robert Wohlfahrt. Le directeur s'attend à une fréquentation revue à la baisse pour les prochains jours.

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