Genève – La lutte anti Covid s’adresse désormais aux plus jeunes

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GenèveLa lutte anti-Covid s’adresse désormais aux plus jeunes

Le canton du bout du lac a commencé à vacciner les enfants de 5 à 11 ans contre le virus. Une première en Suisse romande. Reportage.

par
David Ramseyer
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Santiago et Abel, jumeaux de 8 ans, ont pu s’installer dans le même box pour recevoir leur sérum. Cette première romande en matière de vaccination des plus jeunes a eu lieu sur une demi-journée, mercredi.

Santiago et Abel, jumeaux de 8 ans, ont pu s’installer dans le même box pour recevoir leur sérum. Cette première romande en matière de vaccination des plus jeunes a eu lieu sur une demi-journée, mercredi.

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Une des missions du personnel: rassurer les petits, souvent apeurés par les piqûres.

Une des missions du personnel: rassurer les petits, souvent apeurés par les piqûres.

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Chaque enfant a reçu un «certificat de bravoure», en quittant le Centre médical universitaire de Genève.

Chaque enfant a reçu un «certificat de bravoure», en quittant le Centre médical universitaire de Genève.

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«Oh, ben?! Ça a pas autant piqué que ça!» s’exclame Santiago en regardant son bras droit. Du haut de ses 8 ans, le petit garçon fait le fier. Pourtant, quelques minutes plus tôt, il avouait avoir «un peu peur, parce que j’aime pas les piqûres!» Mais «là, ça va», confirme son frère jumeau, Abel, sous le regard de papa. «On a discuté avec eux, précise Cédric. C’était une évidence de les protéger du Covid; et puis ils ont déjà eu d’autres vaccins, à l’école ou avant un voyage.» Alors que la pandémie fait toujours rage, Genève a commencé mercredi les injections pour les enfants de 5 à 11 ans – toujours sur base volontaire, sous l’autorité des parents. Une première romande, avant le tour dès samedi des petits Vaudois, Neuchâtelois et Fribourgeois. Le Jura et le Valais suivront la semaine prochaine.

De la conviction et des pleurs

Dans un des box du Centre médical universitaire, Julien, 6 ans, assure que «le docteur a été très gentil. Il m’a dit qu’il ne fallait pas regarder la seringue si j’avais peur. Alors j’ai regardé par terre.» La maman explique que la grand-mère de son fils est très malade; son état de santé ne lui permet pas de recevoir de doses. «Julien ne l’a quasi pas vue depuis deux ans. En le vaccinant, lui, on veut limiter les risques au maximum pour qu’il puisse passer du temps avec sa grand-maman.»

De son côté, Lilla – encouragée par sa mère et son pédiatre – veut éviter d’être contaminée et ainsi rater des entraînements de natation. «J’adore trop nager.» Juste à côté, c’est plutôt la piqûre que tente d’esquiver une fillette. Entre deux sanglots, le bout de chou dit qu’elle «ne veut pas». Papa, maman et un soignant l’apaisent, difficilement, tandis que plus loin, une infirmière détourne l’attention d’un petiot avec une peluche.

Un certificat pas comme les autres

Responsable d’équipe, Kevin Haddad se veut rassurant: «En général, ça se passe plutôt bien» avec les petits patients. Il précise que toutes les infirmières ont une bonne expérience en pédiatrie. «Elles savent s’y prendre avec les enfants, tant dans la parole que dans le geste. Même chose avec les parents. Et puis en cas de problème, comme une réaction allergique, elles peuvent gérer. Nous avons par ailleurs en permanence un pédiatre sur place.» Au terme de cette première journée de vaccination des plus jeunes, tous sont repartis avec un document en main, cadeau du personnel soignant: un «certificat de bravoure».

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