La lutte contre la vente de peaux de chats se politise
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La lutte contre la vente de peaux de chats se politise

Noiraigue (NE). Le commerce de peaux de chats crée un vent de révolte qui monte jusqu'à Berne.

La pétition lancée par l'association SOS chats, basée à Noiraigue (NE), a déjà récolté 40 000 signatures. Parallèlement le conseiller national valaisan Christophe Darbellay a déposé hier matin au Conseil national une motion contre le commerce des peaux de chats, qui est encore légal en Suisse.

D'autres élus, comme la Neuchâteloise Gysèle Ory, ont annoncé un soutien similaire à ce combat pour une nouvelle législation. La responsable révoltée de SOS chats, Tomi Tomek, s'explique: «Nous sommes en plein dans la saison où ce commerce fleurit.

Les peaux de chats sont très attrayantes en ce moment car les chats viennent de muer et leur poil est très doux. Il faut vraiment interdire l'importation de ces peaux, et leur vente en Suisse.» Tomi Tomek raconte encore que quand des chats disparaîssent, aussi en Suisse, sans que l'on retrouve leur cadavre, «il en disparaît une dizaine dans un même quartier la même nuit».

Selon elle, «des chasseurs les capturent pour vendre leurs peaux à des tanneurs.» Dans le milieu, toujours selon Tomi Tomek, les peaux de chats se vendent à 15 fr. pièce. Les conseillères fédérales Micheline Calmy-Rey et Doris Leuthard ont fait savoir qu'elles entendaient agir rapidement. L'assocation SOS Chats les rencontrera en avril pour déposer leur pétition.

Nando Luginbuhl

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