18.07.2018 à 18:27

Cryptomonnaie

La «machine à bitcoins» se transforme en fiasco

Le gendarme financier a scellé le sort d'un appareil dont Kodak a mis six mois à renier tout lien de filiation.

de
laf

Le Kodak KashMiner s'était offert un joli buzz au début de l'année, en pleine flambée du cours des cryptomonnaies. Cet «appareil à fabriquer des bitcoins» avait attiré l'attention au prestigieux salon CES de Las Vegas. En contrepartie d'un contrat de location sur 2 ans, pour la somme de 3400 fr. payable à l'avance, il promettait des revenus mensuels de 375 francs.

Mais c'était compter sans le gendarme financier américain, qui a mis fin à ce plan, concocté par une firme du nom de Spotlife. Dans la foulée, la société qui mine de la monnaie virtuelle via des serveurs basés en Islande a avoué à la BBC qu'elle n'avait jamais sollicité de licence officielle pour utiliser le nom de la vénérable firme Kodak, ex-géant de la pellicule et de la photo.

Beaucoup avaient rapidement exprimé des doutes, qualifiant le système de supercherie. Ils s'en prennent à présent à l'entreprise Kodak, restée étrangement muette depuis le début de l'affaire en janvier. A l'époque, la firme américaine était justement sous les feux des projecteurs, avec le lancement de sa propre cryptomonnaie, le KodakCoin, couplée à une plateforme de gestion de droits d'auteur. Le cours de son action était alors passé de 3,1 à 10,8 dollars. Elle est retombée désormais sous les 4 dollars. L'affaire pourrait discréditer le KodakCoin, certains n'y voyant rien de plus qu'un autre coup marketing...

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!