Actualisé 04.05.2020 à 15:11

Suisse romande

Jusqu’à 14% d’appels en plus à La Main Tendue

La crise du Covid-19 a augmenté le niveau de stress des Suisses. À Genève, les effectifs de l’association ont été renforcés le soir pour faire face à la demande.

de
ats/mpo
La Main Tendue
La Main Tendue


La demande a fortement augmenté durant le mois d’avril.

KEYSTONE

Les mesures de semi-confinement mises en place mi-mars ne sont pas sans conséquences sur le moral de la population. La Main Tendue a indiqué lundi avoir augmenté ses permanences de quelque 14% durant le mois d’avril. Il y a eu 93 permanences supplémentaires en Suisse romande, soit «un équivalent de 245 heures d’écoute offertes de plus comparé au temps avant la crise», a détaillé la doctoresse Sabine Basler, secrétaire générale de l’association. Début mai, la demande a quelque peu baissé, a-t-elle ajouté. Néanmoins, les chiffres indiquent tout de même une activité 6% plus forte que la normale.

À Genève, la ligne d'écoute du 143, gérée par l'association La Main Tendue, voit augmenter la durée des appels qu'elle reçoit depuis que la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 a éclaté. La Main Tendue Genève a annoncé dimanche s'adapter à cette situation. Afin de répondre à tous, elle double ses effectifs lors des périodes de début de soirée. Par ailleurs, l'antenne chat de l'association bénéficiera très prochainement d'une vingtaine de nouveaux répondants. Dans le courant du mois de mai, une permanence par chat sera disponible à toute la population suisse romande, chaque soir de la semaine, de 19h00 à 22h00.

Selon une étude de l'Université de Bâle, près d'une personne sur deux en Suisse s'est sentie plus stressée pendant le semi-confinement qu'avant. À l'inverse, un quart des participants disent s'être sentis moins stressés. Ces résultats préliminaires de la Swiss Corona Stress Study se basent sur les réponses de plus de 10’000 personnes dans toute la Suisse durant la période 6 au 8 avril dernier, c’est-à-dire trois semaines après l’annonce des mesures prises par le Conseil fédéral, a indiqué lundi l'alma mater bâloise dans un communiqué. Selon cette enquête, le stress accru est attribué aux changements intervenus dans le travail ou les études, à la vie sociale restreinte ou à la garde des enfants. Les symptômes dépressifs se sont accentués chez 57% des personnes interrogées. La fréquence des symptômes dépressifs graves est passée de 3,4% (avant la crise du coronavirus) à 9,1% (pendant le semi-confinement).

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10 commentaires
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Jeune homme confiné en manque

05.05.2020 à 20:34

Y a pas que la main qui est tendue chez moi !

Majes

05.05.2020 à 02:50

Tout es chère dans ce pays, personnellement je me suis fais écraser par le système et maintenant je paie mes dettes enfin concrètement j’ai perdu mon emploi tout simplement parce que je voulais pas me plier en deux et aujourd’hui on me le fait comprendre, j’ai faim. Je perds pas espoirs je vais m'en sortir. Je sais pas à quoi joue l’etat mais croyez moi c’est un joli cocktail qui me permet de ne plus avoir peur

Bastien

04.05.2020 à 18:23

Ca fait 20 ans que je suis dépressif alors covid ou pas covid..