Mots de passe: La Maison-Blanche fâchée avec la sécurité sur le Net
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Mots de passeLa Maison-Blanche fâchée avec la sécurité sur le Net

Donald Trump et son porte-parole Sean Spicer accumulent les bourdes en termes de mots de passe et d'adresses e-mail.

par
cht/nxp
Donald Trump continue d'utiliser son smartphone Android, avec les risques que cela comporte pour sa propre sécurité et la sécurité nationale.

Donald Trump continue d'utiliser son smartphone Android, avec les risques que cela comporte pour sa propre sécurité et la sécurité nationale.

Keystone

Les nouveaux pensionnaires de la Maison-Blanche semblent avoir de grosses lacunes en matière de sécurité sur internet et leurs pratiques relèvent de l'amateurisme, notent plusieurs journaux. A commencer par Donald Trump lui-même, qui tweete comme il respire, on le sait depuis longtemps.

Hic: un hacker se faisant appeler «Wauchula Ghost» s'est penché sur l'adresse que le président américain utilise pour lancer ses messages en 140 signes sur la Toile. Il n'a pas eu besoin de faire usage de ses talents et est très vite tombé sur son identifiant. Il a suffi qu'il demande au compte d'annuler le mot de passe pour tomber sur l'adresse originelle. Et il s'avère qu'il s'agit d'une simple adresse gmail privée, relève-t-il sur Twitter.

Critiques envers Clinton

Pour rappel, le même Donald Trump ne s'était pas gêné durant la campagne présidentielle de critiquer férocement Hillary Clinton, accusée d'avoir envoyé des e-mails depuis un serveur privé non suffisamment sécurisé, alors qu'elle était secrétaire d'État. Or le cas de figure du nouveau président serait bien pire, selon le hacker. Car son mot de passe n'est même pas protégé par une authentification à double facteur.

«Wauchula Ghost» a également testé le compte de Melania Trump. Là aussi, il est arrivé sur une adresse gmail. Idem pour le compte du nouveau secrétaire d'Etat Rex Tillerson.

Mais Donald Trump, qui continue à utiliser un vieux smartphone Android, ne serait pas le seul à faire fi de la sécurité sur internet. Son porte-parole Sean Spicer semble en faire tout autant. Il est même devenu la risée d'internet après avoir diffusé deux messages étranges sur Twitter en moins de 24 heures, des messages qui ressemblaient comme deux gouttes d'eau à des mots de passe, relèvent de nombreux journaux, comme L'Express.

Codes de la bombe nucléaire?

Interrogé par les médias, Sean Spicer n'a pas expliqué quels étaient ces messages sybillins. Mais les internautes s'en sont donnés à coeur joie, imaginant même qu'il s'agissait peut-être des codes de la bombe nucléaire. D'autres comme le célèbre groupe Anonymous ont tenté de positiver en indiquant: « Au moins, Sean Spicer n'utilisait pas 'p@ssword' comme John Podesta» (conseiller au sein de l'administration Obama).

Une chose est sûre: les usages des canaux de communication numérique par les responsables de la Maison-Blanche risquent bien de donner des sueurs froides aux chargés de sécurité à Washington.

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