Actualisé 11.04.2011 à 15:15

Côte d'IvoireLa maison de Gbagbo en partie détruite

Les derniers bombardements des forces onusiennes et de l'armée française ont partiellement détruit la résidence du président sortant.

La résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a été «partiellement détruite» par les derniers bombardements des forces de l'ONU et de l'armée française, a déclaré lundi Charles Blé Goudé, leader des «jeunes patriotes» du président ivoirien sortant, sur la chaîne France 24.

Des hélicoptères français ont effectué lundi matin de nouveaux tirs vers la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan, quelques heures après une campagne de frappes menée avec l'ONU sur les bastions du président ivoirien sortant, a rapporté un témoin.

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Peu après ces tirs, des «combats à l'arme individuelle» ont débuté vers le boulevard situé en contrebas de la résidence de M. Gbagbo et qui mène au Golf Hôtel, QG d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, a-t-il ajouté.

«Des hélicoptères de (la force française) Licorne survolaient entre 10h00 et 11h00 (12h00 et 13h00 suisses) le secteur de la résidence. Ils ont tiré plusieurs missiles sur la zone. Une très grosse fumée noire s'élève du côté de la résidence», a indiqué cet habitant.

L'ONU et la France ont dit avoir frappé depuis dimanche après- midi jusqu'au coeur de la nuit plusieurs sites stratégiques, dont la résidence où est retranché M. Gbagbo, pour «neutraliser les armes lourdes» du camp Gbagbo.

Combats au sol aux abords de la résidence de Gbagbo

Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposant les forces de Laurent Gbagbo et celles de son rival Alassane Ouattara dans le quartier de la résidence de M. Gbagbo à Abidjan se sont achevés lundi matin. Et ce quelques heures après des frappes de l'ONU et de la France vers ce bastion du président ivoirien sortant.

Selon cet habitant, les combats n'avaient pas lieu dans les environs immédiats de la résidence, mais dans une zone comprise entre la télévision d'Etat RTI et l'Ecole de gendarmerie, deux autres fiefs du chef de l'Etat sortant, également situés dans le quartier de Cocody, dans le nord de la métropole;

De fortes détonations ont aussi été signalées par plusieurs habitants dans le quartier du Plateau (centre), qui abrite le palais présidentiel. «On est enfermés», a déclaré une résidente.

De dimanche en fin d'après-midi jusqu'au coeur de la nuit, la mission onusienne Onuci et la force française Licorne ont tiré des missiles notamment vers ces deux sites, alors que M. Gbagbo, retranché dans sa résidence, refuse toujours de se rendre.

L'ONU et la France ont expliqué qu'il s'agissait de «neutraliser les armes lourdes» du camp Gbagbo pour protéger les civils, alors que les combattants d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, n'ont pas réussi depuis une dizaine de jours à réduire ces bastions du camp adverse.

(ats)

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