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La maison de paille hors-la-loi divise la municipalité

LAUSANNE. Le syndic
a rencontré, hier, des
squatters pour leur
proposer de déménager.
Le canton s'impatiente.

«Nos discussions ont soulevé des éléments techniques à résoudre, explique Daniel Brélaz. Nous avons donc agendé à mardi une nouvelle rencontre afin de laisser les squatters consulter leur base.» Le syndic refuse de donner plus de détails jusqu'à jeudi prochain. A la maison de paille, en contrebas de la rue César-Roux, quatre personnes s'affairaient à poser de l'enduit sur les murs et des tissus hier après-midi. Porte-parole, Alex évoque la teneur des négociations: «La municipalité semble prête à nous proposer un autre terrain où déménager légalement, mais sans encore préciser lequel et pour une courte durée. Nous souhaitons rester en ville et poursuivre notre expérience sur le long terme, avec la création d'une coopérative.» Le municipal Olivier Français, en charge de l'urbanisme, n'a pas assisté à la réunion. Selon lui, la municipalité n'est pas unanime sur le sujet, au-delà des clivages politiques. «C'est intolérable! A croire que ce petit groupe de provocateurs commande, à la veille des élections, et je ne peux l'admettre. Leur projet n'est ni novateur, ni écolo, avec le rejet de leurs eaux usées.» Quant à Daniel Berner, chef du Service cantonal du développement territorial, il a envoyé mardi une lettre à la Ville pour qu'elle s'explique. «Lausanne donne un très mauvais signal à tous. A quand une nouvelle maison illégale érigée au Parc de Valency?»

Frédéric Nejad

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