Elections à Zurich: La majorité de gauche voudrait maintenir le cap
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Elections à ZurichLa majorité de gauche voudrait maintenir le cap

Les roses-verts tenteront le 7 mars de maintenir leur majorité en ville de Zurich lors des élections communales.

Un but à leur portée au législatif mais pas assuré à la municipalité. Le PS doit y défendre quatre sièges dont deux laissés vacants par des magistrats démissionnaires.

Pour y parvenir, les socialistes sortants Corine Mauch et Martin Waser sont accompagnés sur la liste par les conseillers communaux Claudia Nielsen et André Odermatt. L'économiste et le géographe entendent remplacer Esther Maurer et Robert Neukomm qui quittent la scène après 12 et 20 ans de mandat. Le parti à la rose a axé sa campagne sur la construction de logements à loyers modérés.

A gauche, les Verts feront concurrence au PS en proposant deux candidats. Leurs chances ne sont pas inexistantes de ravir un siège aux alliés socialistes. Elue lors d'une complémentaire en juin 2008, l'ancienne conseillère nationale Ruth Genner sera accompagnée du directeur de l'association SlowUp Daniel Leupi, particulièrement engagé en faveur des cyclistes.

L'UDC prête à bondir

Un troisième siège est vacant, libéré par la libérale-radicale Kathrin Martelli après 16 ans de fonction. Le PLR de la ville lance son président Urs Egger pour défendre ce fauteuil en compagnie des sortants Martin Vollenwyder et Andres Türler. La tâche ne sera pas facile face à la concurrence de l'UDC.

Si les démocrates du centre ne comptent aucun municipal depuis 20 ans, ils ont en effet tout mis en oeuvre pour réintégrer l'exécutif de la ville cette année. S'en prenant aux nombreux immigrés allemands à Zurich et aux abuseurs de l'aide sociale, l'UDC a lancé son chef de file au législatif Mauro Tuena et le chirurgien Karl Zweifel, nouveau en politique, dans la bataille.

Les débordements survenus début février lors d'une manifestation non autorisée apporteront peut-être encore de l'eau au moulin de l'UDC. Le parti a déploré que la police, dirigée par Esther Maurer (PS), n'ait pas pu arrêter les casseurs, les agents étant trop peu nombreux sur place. Embarrassés, les socialistes ont réclamé une augmentation des effectifs policiers.

La désunion du centre-droit et les ambitions de la gauche rendront la tâche difficile au PDC. Pour garder le siège détenu par Gerold Lauber, les démocrates-chrétiens ne disposent d'aucun soutien.

Pas de place pour les petits

Forte d'une majorité de 5 sièges contre 4 à la municipalité, la gauche n'est pourtant pas à l'abri d'une déconvenue. Les coups de crayons ne sont pas exclus entre socialistes et Verts. D'autant plus que le démissionnaire Robert Neukomm (PS) a fâché son camp en appelant à voter pour ses camarades de parti et tous les sortants - bourgeois compris - sans faire mention du Vert Daniel Leupi.

L'UDC est en outre capable de créer la suprise. Mais la mésentente à droite devrait permettre aux roses-verts de maintenir leurs positions.

En revanche, les petits partis ne joueront probablement pas les trouble-fête. Les candidats des Verts libéraux, de la Liste alternative, du PEV et des Démocrates suisses visent surtout à se profiler pour l'élection au législatif.

Corine Mauch sans vrai rival

Il en va de même de la «Partei für Zürich» (»Parti pour Zurich»), composé de dissidents de l'UDC. Sa cheffe de file Susi Gut est certes la seule à défier Corine Mauch dans la course à la mairie. Mais elle est considérée dans le monde politique zurichois comme une candidate exotique sans aucune chance de succès.

Elue il y a un an à la municipalité, la maire socialiste n'a pas eu le temps de s'illustrer à la tâche. Mais elle sera sans doute réélue dans un fauteuil car aucun grand parti ne lui conteste sa place.

(ats)

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