Suisse: La majorité des jeunes téléphone au volant
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SuisseLa majorité des jeunes téléphone au volant

Selon une étude de l'OFS, les jeunes conducteurs (18 à 24 ans) sont nettement plus nombreux que les conducteurs de 70 ans et plus à téléphoner au volant, soit 56% contre 12%.

Le nombre de contrôle de vitesse est actuellement suffisant, selon une majorité de conducteurs.

Le nombre de contrôle de vitesse est actuellement suffisant, selon une majorité de conducteurs.

photo: Keystone

Pour 66% des conducteurs, le nombre de contrôle de vitesse est actuellement suffisant, tout comme celui du contrôle de l'alcoolémie. Une étude de l'OFS montre encore que les jeunes conducteurs utilisent plus fréquemment un téléphone mobile au volant que leurs aînés.

Les contrôles de la police sont jugés «suffisants» sur les routes. C'est une des conclusions de l'enquête réalisée par l'Office fédéral de la statistique (OFS) en 2015 auprès de 8531 conducteurs motorisés sur le thème de la circulation routière et publiée jeudi. Le Bureau de prévention des accidents (BPA) y participait aussi.

L'étude montre que les conductrices sont plus nombreuses (36%) à juger que les contrôles du taux d'alcool sont trop rares (29% pour les hommes). Concernant les contrôles de vitesse, plus l'âge des conducteurs est élevé, plus les contrôles sont jugés comme trop rares.

Usage du téléphone au volant

Autre constat sur l'utilisation d'un téléphone mobile, les statistiques montrent que les jeunes conducteurs (18 à 24 ans) sont nettement plus nombreux que les conducteurs de 70 ans et plus à en faire usage au volant, soit 56% contre 12%.

Parmi les conducteurs, 43% pensent qu'il est «très grave» de téléphoner au volant sans «kit mains libres», 41% décrivent cette situation comme «grave», alors que seul 1% l'estime comme «pas grave du tout».

Tout groupe d'âge confondu, les conducteurs sont d'accord à près de 90% pour décrire l'usage des SMS durant la conduite comme relevant d'une «gravité élevée» ou comme «grave». En outre, plus l'âge des conducteurs est élevé, plus la perception de gravité de l'envoi et de la consultation de SMS l'est également.

Avouer son excès de vitesse

Durant les 12 mois précédant l'enquête, 65% des interrogés admettent avoir dépassé au moins une fois la limitation de vitesse sur les autoroutes. Cette proportion baisse à 63% pour ce qui concerne la vitesse en dehors des localités et encore à 36% à l'intérieur des villages.

L'étude montre encore une légère tendance à ce que les hommes ainsi que les jeunes adultes avouent plus que les autres groupes dépasser les limitations de vitesse.

Ce qui fait l'accident

Près de trois quarts des conducteurs (73%) pensent pouvoir provoquer un accident en raison d'une inattention de leur part. C'est la raison la plus fréquemment invoquée avant celle de l'excès de vitesse (51%), puis de la consommation d'alcool ou de médicaments (30%).

Dans chacune des options envisagées, les jeunes conducteurs (18 à 24 ans) s'imaginent plus facilement pouvoir engendrer un accident que les aînés (70 ans et plus).

S'énerver en conduisant

Deux situations arrivent en tête du palmarès des plus énervantes qui soient au volant. La première lorsque les autres usagers de la route n'indiquent pas leurs changements de direction (61%) et la seconde lorsque les personnes qui roulent derrière sont pressées (60%). (nxp/ats)

(NewsXpress)

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