Actualisé 12.10.2014 à 08:11

Virus EbolaLa malade espagnole «n'a plus de fièvre»

Le frère de l'aide-soignante espagnole atteinte par le virus Ebola, a assuré samedi soir qu'elle allait «mieux» et n'avait «plus de fièvre», même si son état reste «grave».

«Elle va mieux, elle n'a plus de fièvre, il semble que tout en restant gravement (malade) elle aille mieux et qu'elle aille de l'avant. C'est grave mais stable, cela donne de l'espoir», a déclaré Jose-Ramon Romero à La Sexta, une chaîne de télévision privée. «Il semble qu'elle était ces jours-ci dans la phase critique, pendant les quatre jours qui suivent l'infection», a précisé le frère de cette aide-soignante hospitalisée depuis le lundi 6 octobre et qui aurait été contaminée au chevet d'un missionnaire espagnol malade rapatrié en septembre et décédé le 25.

Jose-Ramon Romero a précisé qu'il avait surtout accepté de participer à l'émission pour «défendre» sa soeur Teresa, alors que lorsque sa contamination avait été révélée, la ministre de la Santé Ana Mato ou le responsable régional de la Santé avaient laissé entendre qu'elle pouvait être liée à une «erreur humaine» de sa part. Javier Rodriguez, le patron de la Santé à Madrid, est allé jusqu'à suggérer que cette femme de 44 ans, qui avait été volontaire pour participer aux soins de deux missionnaires atteints par Ebola, avait menti dans ses explications sur la manière dont elle avait pu être infectée.

«J'ai même blagué en lui disant, Dis, tu n'aurais pas Ebola?»

L'attaque a déclenché la colère des employés du secteur de la Santé en Espagne, déjà amers après les coupes claires dans les budgets publics qui ont conduit nombre d'entre eux au chômage et qui expliqueraient selon les syndicats certaines défaillances dans les protocoles de prise en charge d'Ebola.

Si l'aide-soignante avait omis avoir participé aux soins de deux malades atteints d'Ebola lorsqu'elle avait été voir une généraliste fin septembre, elle avait aussi les jours suivants appelé l'hôpital Carlos III, établissement référent, pour signaler ses malaises, mais on lui avait dit de rester chez elle.

«Il va falloir éclaircir beaucoup de choses», a menacé son frère, en suggérant que les autorités avaient voulu «détourner l'attention» sur sa soeur pour ne pas évoquer d'autres failles. Selon lui, Teresa Romero s'est au contraire montrée «prudente» et a même refusé de le voir quelques jours avant l'hospitalisation, par précaution, car elle se sentait mal en point. «J'ai même blagué en lui disant, Dis, tu n'aurais pas Ebola? », a-t-il raconté. (afp)

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