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La maladie du slam libre

Fabien, alias Grand Corps Malade, slamme depuis trois ans. Il a sorti son premier opus en mars dernier et, depuis, tout est allé très vite.

– Quelle est votre histoire avec le slam?

– Après mon accident en 1997, j'ai repris le travail un an après comme animateur sur des événements sportifs. Le slam est venu plus tard dans ma vie. J'ai trouvé une motivation dans la liberté d'expression. Je me mets en danger à chaque fois. Nous avons formé le Cercle des Poètes sans Instru, et nous avons parcouru les festivals.

– Comment avez-vous choisi votre pseudo?

– Lors de l'une de mes premières scènes, un animateur m'a demandé mon pseudo. Je lui ai répondu: «Fabien». J'ai eu l'impression de le décevoir. Alors on a improvisé un nom. Il m'a regardé, et «Grand Corps Malade» était né. Je l'ai gardé car il a une consonance sioux. Les Indiens ont des noms qui les lient à un trait de caractère ou à une caractéristique physique. Pour ma part, cela me correspond complètement.

– Quelles sont les clés pour être un slammeur, juste pour commencer?

– Le slam est accessible à tous, quels que soient son environnement, son statut social. Toi aussi, tu peux aller où il y a une scène ouverte et te lancer. Tu pourras raconter des choses vraies qui te touchent.

– L'avenir...

– Continuer à être au contact du public et multiplier les scènes, je ne veux pas m'arrêter. Il me reste beaucoup de thèmes à aborder.

Propos recueillis par Juan Caido

Album «Midi 20», déjà disponible distr. Universal

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