Soudan: La manif pour la journée de la femme réprimée
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SoudanLa manif pour la journée de la femme réprimée

Les autorités soudanaises ont refusé d'autoriser un rassemblement à Khartoum à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Les organisatrices ont été informées qu'elles avaient besoin d'une autorisation supplémentaire délivrée par la commission gouvernementale chargé des activités de bénévolat.

Les organisatrices ont été informées qu'elles avaient besoin d'une autorisation supplémentaire délivrée par la commission gouvernementale chargé des activités de bénévolat.

«Nous n'avons pas eu la permission» d'organiser l'évènement, a affirmé à l'AFP Fahima Hashim, la directrice du centre Salam pour le droit des femmes, ajoutant que l'évènement avait eu lieu sans incidents chaque 8 mars ces huit dernières années. Les organisatrices ont été informées qu'elles avaient besoin d'une autorisation supplémentaire délivrée par la commission gouvernementale chargé des activités de bénévolat, ce que Mme Hashim a qualifié de manoeuvres dilatoires.

«Femmes libres»

Le ministre de l'Information, Ahmed Bilal Osmane a réagi auprès de l'AFP, affirmant que les femmes soudanaises «peuvent faire ce qu'elles veulent... mais certaines d'entre elles veulent créer des problèmes à partir de rien». Selon lui, le Soudan est plus progressiste que d'autres pays dans la région, les femmes occupant environ 25% des postes politiques. «Les femmes au Soudan ont beaucoup de droits», a-t-il assuré.

Fahima Hashim n'était pas en mesure d'expliquer pourquoi son évènement avait été annulé, mais suppose que la raison est à chercher du côté du nombre de participantes attendues, supérieur à celui des années précédentes. Des expositions, des forums et des films étaient prévus, ainsi qu'une fête, comme les années précédentes.

Appel à une «renaissance»

Le président el-Béchir a appelé de ses voeux en janvier une «renaissance» politique et économique dans le pays ravagé par les conflits et la pauvreté, déclarant que «la liberté du peuple doit être respectée», sans annoncer d'initiative précise. «De belles paroles», a estimé Mme Hashim. (afp)

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