Baselworld: La marque Raymond Weil a crû de 5% en 2015
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BaselworldLa marque Raymond Weil a crû de 5% en 2015

La marque indépendante a tiré profit de son positionnement géographique avec ses deux principaux marchés, les Etats-Unis et l'Angleterre.

le directeur général Elie Bernheim, petit-fils du fondateur de la marque, va sortir une montre spéciale dédiée aux Beatles et limitée à 3000 exemplaires.

le directeur général Elie Bernheim, petit-fils du fondateur de la marque, va sortir une montre spéciale dédiée aux Beatles et limitée à 3000 exemplaires.

photo: Keystone

La marque horlogère genevoise Raymond Weil a enregistré une croissance de l'ordre de 5% l'an dernier, malgré un contexte délicat pour l'ensemble de la branche. La société familiale s'est offert les Beatles pour célébrer son quarantième anniversaire.

L'année a toutefois été compliquée entre l'abandon du taux plancher, les attentats terroristes et les différentes zones de conflit dans le monde, reconnaît le directeur général Elie Bernheim, petit-fils du fondateur de la marque.

«Les attaques terroristes qui ont lieu un peu partout actuellement, Paris ou Ankara récemment, affectent considérablement la marche des affaires et créent un climat anxiogène. La clientèle asiatique hésite maintenant à venir en Europe», a-t-il expliqué à l'ats dans un entretien accordé à Baselworld.

Manque de visibilité

Les incertitudes sont particulièrement élevées. «Il faut être devin pour savoir où l'on va», ajoute Elie Bernheim, qui se dit à la fois optimiste et très prudent pour la marque qu«il dirige. Le ralentissement chinois affecte toute l'industrie. «Il y a une vraie correction du marché, c«est considérable», relève-t-il. Raymond Weil est toutefois moins touché par le phénomène, car sa part de marché en Chine est faible.

La marque indépendante, qui compte quelque 150 employés, a tiré profit de son positionnement géographique. Ses deux principaux marchés, les Etats-Unis et l'Angleterre, ont réalisé de très bonnes performances. Ce sont des pays où l'économie est plutôt stable, voire en reprise, fait remarquer le patron de 35 ans à la tête de la marque depuis deux ans.

Cap sur le Japon

La société familiale, qui écoule quelque 200'000 montres par année, a un peu tendance à évoluer en décalage avec le secteur horloger dans son ensemble. «Quand les années sont belles, probablement Raymond Weil croît un peu moins vite, nous ne profitons pas autant que d«autres de ces grands vents positifs. Quand c«est la tempête, nous avons une base qui nous permet de passer le cap de façon plus sereine», note Elie Bernheim.

La firme n'en affiche pas moins des ambitions en Asie. Elle vient de créer une filiale à Hong Kong et prévoit de s'implanter au Japon. La clientèle asiatique est en pleine mutation. Elle voyage de plus en plus en Extrême-Orient - en Corée du Sud ou au Japon plutôt qu'en Europe, fait remarquer Elie Bernheim.

Partenariat avec les «Fab Four»

Pour son 40e anniversaire, la marque, fidèle à son ADN musical, s'est offert un partenariat avec le groupe le plus célèbre tous les temps, les Beatles. Raymond Weil a dévoilé une montre spéciale limitée à 3000 exemplaires et bourrée de références aux «Fab Four». Sur le cadran figurent notamment les treize titres d'albums des Beatles.

«Il faut créer un minimum de rareté pour que cela ait du sens», estime Elie Bernheim. Le partenariat, qui permet de toucher toutes les générations, devrait se décliner à l'avenir sous d«autres formes. Au-delà, Raymond Weil reste attaché à sa gamme de prix, qui s'étend de 750 à 3500 francs, avec un prix moyen de 2000 francs. «C'est là que nous sommes crédibles et légitimes», conclut-il. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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