Actualisé 02.02.2015 à 21:49

Genève-AéroportLa menace d'une grève fait craindre un week-end noir

En conflit avec leur direction, les salariés de Swissport ont débrayé lundi. Une action qui pourrait être renouvelée vendredi, début des vacances genevoises.

par
Thomas Piffaretti

D'un côté, les vacanciers du bout du lac qui partent au soleil. De l'autre, un flot ininterrompu de skieurs étrangers venus par charters entiers profiter des Alpes. Les week-ends de février sont traditionnellement chargés à Genève-Aéroport. Celui qui arrive pourrait être encore plus encombré que d'habitude.

En cause, le préavis de grève d'une partie des employés de Swissport, en conflit avec leur direction. Hier, un tiers des 1000 salariés de la société, qui gère entre autres le check-in et les bagages pour plusieurs compagnies, ont débrayé pendant trois heures, perturbant les activités de Cointrin. «Les vols transatlantiques sont notamment partis avec deux heures de retard», précise son porte-parole Bertrand Stämpfli.

Un avant-goût de ce qui pourrait se produire vendredi prochain, ultimatum posé par le syndicat SSP avant une grève extensible, si l'entreprise ne donne pas un signal fort. Le bras de fer se cristallise autour d'une nouvelle Convention collective de travail (CCT). Les employés estiment que les termes de la CCT sont inacceptables, car elle réduirait leur salaire. Une lecture du texte contestée par Swissport: dans une conjoncture économique difficile, elle souhaiterait revoir le plan de retraites et la participation au deuxième pilier des salariés, pas leur paie.

Ce dialogue de sourds laisse perplexes les voyageurs transitant par Cointrin. «Je comprends leurs revendications, mais si ça met en péril mes vacances, ça risque de me mettre en colère», soufflait hier un passager.

Des mobilisations à répétition à l'aéroport

Le mouvement de colère actuel chez Swissport fait écho à plusieurs cas similaires observés ces dernières années à Cointrin. Récemment, Dnata, active dans le service aux avions, et Gate Gourmet, qui fournit les plateaux-repas aux compagnies, ont connu des moments de tension avec leurs employés. L'origine des conflits est toujours la même: dans un secteur de plus en plus concurrentiel, les sociétés veulent compresser leurs coûts de fonctionnement. Au

détriment, selon les syndicats, de travailleurs qui n'hésitent plus à faire grève.

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