Enlèvement d'un enfant de 18 mois: La mère du petit avait prévenu la police des menaces qu'elle recevait
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Enlèvement d'un enfant de 18 moisLa mère du petit avait prévenu la police des menaces qu'elle recevait

La mère du petit Ibrahima avait plusieurs fois signalé à la police et à la justice qu'elle recevait des menaces de mort de son ancien compagnon, mais n'a pas été entendue, a déclaré jeudi l'avocate de sa famille, Yasmina Mechoucha Robin.

Grâce au déclenchement du plan «Alerte Enlèvement», Ibrahima a été retrouvé sain et sauf mardi soir après avoir été enlevé par son père. Celui-ci a avoué mercredi avoir tué la mère de l'enfant, son ancienne compagne, dont le corps avait été retrouvé la veille à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

«Depuis six mois, Tania (la mère de l'enfant) se rendait systématiquement chaque semaine (...) au commissariat pour les prévenir des menaces qu'elle subissait» de la part de son ex-concubin, a indiqué Maître Mechoucha Robin, sur Europe 1. Il s'agissait de «menaces de mort», a-t-elle assuré, précisant que l'ex-compagnon employait «des mots très simples: je vais te tuer».

«On l'entendait à peine», a relevé Me Mechoucha Robin. «Il a fallu qu'elle se rende plusieurs fois au commissariat avant qu'on accepte de prendre sa plainte».

La victime «allait même jusqu'à appeler le contrôleur judiciaire pour lui faire part du fait que (son ex-compagnon) ne respectait pas» l'interdiction, qui lui était faite d'entrer en contact avec elle, en vertu du contrôle judiciaire auquel il était soumis.

«Et là, elle n'a toujours pas été entendue», a souligné l'avocate. Si elle l'avait été, «peut-être qu'aujourd'hui elle serait encore en vie», a assuré l'avocate, qui représente le père et le frère de Tania.

(afp)

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