La météo toujours capricieuses à Are
Actualisé

La météo toujours capricieuses à Are

La météo continue de voler la vedette aux skieurs des Championnats du monde d'Are. Les super-géantistes suisses, dont la course a été reportée mardi à 10h, ne s'en formalisent pas.

Avec leurs années passées sur le circuit, les Cuche, Défago ou Kernen sont trop rompus aux aléas de leur sport pour tiquer.

«Je suis maintenant assez vieux pour ne plus me laisser perturber par des annulations», a commenté Bruno Kernen. «De toute façon, c'est Dame météo qui choisit et on ne peut rien y changer», a philosophé de son côté Didier Défago.

Pour Didier Cuche, pas question non plus de se morfondre. Au contraire. «Je sais aujourd'hui mieux apprécier ces moments d'attente. On reste ensemble avec les Suisses, on bavarde, on refait le monde», a expliqué le Neuchâtelois.

Sur le qui-vive

Le trio ne se laisse pas pour autant engourdir par le chômage technique. Outre quelques séances de ski libre ou de condition physique, les Helvètes restent focalisés sur leur but: la traque aux médailles. «Chaque jour, je me lève comme si je devais courir», a dit Défago.

Même si les chances de lancer le super-G étaient minces, Cuche n'a rien négligé dans sa préparation: «J'ai passé beaucoup de temps lors de la reconnaissance, même si le vent soufflait violemment et compromettait de plus en plus la course.» Son compère valaisan a confié qu'il avait ressenti «une petite montée d'adrénaline», quand il a pensé le matin que le super-G aurait lieu.

Suspense relatif

En effet, contrairement aux annulations du week-end, les organisateurs ont fait durer le suspense. Malgré le vent et le brouillard, le jury de course a, dans un premier temps, confirmé le programme du jour. A midi, il a dû toutefois se rendre à l'évidence: il ne faisait pas un temps à mettre un skieur dehors. Un choix qui semble judicieux, en regard de l'amélioration attendue du climat sur Are dès mardi.

Si les organisateurs restent pendus aux bulletins météorologiques, Didier Cuche n'en a cure. «C'est les Championnats du monde et je suis près à partir quelque soient les conditions climatiques. Les athlètes ont de toute façon pas leur mot à dire» sur la tenue ou non de l'épreuve.

Quant à Bruno Kernen, il a même trouvé de quoi se réjouir des chamboulements du calendrier des Mondiaux. Avec le super-G mardi, puis la descente samedi, le Bernois a rappelé qu'il avait eu «davantage de succès quand le programme était serré. Mon corps réagit mieux» quand les compétitions s'enchaînent rapidement, a remarqué le champion du monde de descente de Sestrières en 1997. (ats)

Ton opinion