Actualisé 18.12.2013 à 18:39

CFF

La Métropole lémanique soutient le projet FAIF

Selon les gouvernements vaudois et genevois, le projet de financement et aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) permettra à la région de rattraper un quart de siècle de retard.

Le président du Conseil d'Etat genevois François Longchamp (à gauche) et le conseillé d'Etat vaudois Pascal Broulis sont «à fond» derrière le projet, qui sera soumis au verdict des urnes le 9 février 2014.

Le président du Conseil d'Etat genevois François Longchamp (à gauche) et le conseillé d'Etat vaudois Pascal Broulis sont «à fond» derrière le projet, qui sera soumis au verdict des urnes le 9 février 2014.

La première partie des travaux prévus d'ici 2025 comprend des investissements à hauteur de 6,4 milliards de francs. Les aménagements envisagés sont essentiels pour la compétitivité de la Métropole lémanique, a souligné Pascal Broulis, chef du Département vaudois des finances et des relations extérieures mercredi devant la presse à Lausanne.

Travaux indispensables

La variante adoptée par les Chambres fédérales en juin comprend notamment le financement de deux voies souterraines supplémentaires à Genève-Cornavin. Quelque 790 millions seront consacrés à l'amélioration d'une gare saturée et qui devra prochainement accueillir le CEVA, a relevé Luc Barthassat, nouveau chef du Département genevois de l'environnement, des transports et de l'agriculture.

Dans le canton de Vaud, le FAIF permettra de développer le noeud ferroviaire de Lausanne-Renens, d'accueillir les futurs trains à deux étages de 400 mètres de long et de répondre à la croissance constante du nombre de passagers, a souligné Nuria Gorrite, ministre vaudoise des infrastructures.

Pot global

Ce fonds simplifiera le financement des infrastructures ferroviaires: il rassemblera dans un pot global les ressources de la Confédération, des cantons et des utilisateurs, a souligné la conseillère d'Etat.

Le FAIF réunira l'ensemble de la problématique ferroviaire, du transport des marchandises au trafic régional, en passant par la sécurité et l'entretien. Enfin, il permettra de planifier l'avenir, a relevé la ministre des transports. La réalisation de ces infrastructures est entre nos mains, au bout du bulletin de vote, a plaidé Nuria Gorrite.

Du concret

Prêtes à être réalisées, ces infrastructures apporteront des améliorations concrètes. Elles répondent aux besoins, à l'heure où la Métropole lémanique souffre d'un retard important en matière d'infrastructures et enregistre une croissance économique et démographique largement supérieure à la moyenne nationale.

La ligne Genève-Lausanne est l'une des plus chargées de Suisse. A l'horizon 2030, pas moins de 100'000 voyageurs sont attendus chaque jour sur cette ligne, contre 50'000 aujourd'hui.

Pas de plan B

«Nous lançons un appel pour que chaque citoyen saisisse cette chance, elle ne se représentera pas deux fois», a déclaré François Longchamp, président du Conseil d'Etat genevois. Le dynamisme de la région sera mis en péril.

En effet, si un «non» sort des urnes le 9 février, il n'y aura pas de plan B. Il faudra tout recommencer à zéro, a ajouté Luc Barthassat. Et dix ans de travail tomberont à l'eau, selon Pascal Broulis.

Conséquences catastrophiques

Concrètement, la gare souterraine de Cornavin ne se fera pas. Les travaux à Lausanne seront réalisés, car ils font partie du précédent programme d'investissement ZEB désormais inclus dans le FAIF, a expliqué Mme Gorrite. Mais il ne servira à rien d'avoir une gare flambant neuve dans la capitale vaudoise, si les trains ne peuvent être accueillis à Genève. Ils devront en outre supporter le double de passagers qu'aujourd'hui dans les mêmes conditions.

Le danger est de repartir pour dix ans de blocage si un second round de négociations doit être mené. Les Alémaniques vont se réveiller et la Suisse occidentale en fera les frais, a averti François Longchamp.

En 2009, les deux gouvernements avaient signé un accord-cadre pour le rail lémanique assurant un préfinancement de 300 millions de francs. Ce programme avait débouché en 2010 sur un accord avec les CFF et l'Office fédéral des transports donnant naissance au programme Léman 2030. (ats)

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