Actualisé 31.05.2006 à 20:58

La meurtrière a asphyxié son bébé

L'enfant de 18 mois tué par sa mère dans la nuit de lundi à mardi dans le district de la Veveyse (FR) a été asphyxié.

Le petit garçon est décédé des suites d'une asphyxie due à une violence contre le cou, a indiqué le juge d'instruction en charge du dossier, Patrick Genoud. L'autopsie pratiquée à l'Institut de médecine légale de Lausanne n'a pas réussi à préciser le moyen utilisé. En revanche, elle a confirmé que «la mort a eu lieu après minuit, sans plus de précision».

La mère, une Thaïlandaise de 40 ans qui était sous le coup d'une mesure de privation de liberté à des fins d'assistance, avait l'obligation de revenir à l'hôpital. «Nous avons tout fait pour qu'elle revienne, mais ça n'a pas marché», explique le directeur médical adjoint de l'hôpital, Patrick Perrenoud.

Lundi à 16 h 30, l'hôpital a révoqué auprès de la police la fugue qu'il avait annoncée dimanche à 18 h 30, a précisé le juge d'instruction. «Nous avions localisé la patiente», explique M. Perrenoud. «Nous avons tout fait pour qu'elle revienne, sans la faire toutefois chercher par la police», répète le médecin, qui exclut une négligence de l'hôpital.

Sans trahir le secret médical, M. Perrenoud précise que la patiente était en traitement depuis quelques jours. Au début, elle a été surveillée de près. Son état et les évaluations médicales qui en ont été faites ne laissant présager aucun acte de violence contre elle-même ou autrui, elle a reçu la permission de faire de petites promenades sur le site de Marsens. «Mais toujours accompagnée», précise le médecin. L'infanticide perpétré par une patiente en fugue de l'Hôpital psychiatrique cantonal (HPC) de Marsens est un cas tout à fait exceptionnel, souligne M. Perrenoud. Il arrive souvent que des patients fuguent, mais il s'agit pour la grande majorité de personnes inoffensives.

La mère de l'enfant, qui a avoué le crime sans toutefois pouvoir l'expliquer, est traitée comme n'importe quel autre prévenu. Tenant compte de son état de santé, la justice a placé cette femme dans l'unité carcérale d'un hôpital.

(ats)

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