Actualisé 10.09.2020 à 08:42

PARTAGE DE PETITS VÉHICULESLa micromobilité allège la circulation urbaine

Pratique et écologique: se déplacer à trottinette électrique est à la mode, et cela permet d’améliorer le trafic dans les villes suisses.

de
Stephanie Sigrist
L’offre de micromobilité comprend à la fois les petits véhicules légers motorisés et non motorisés, tels que les vélos, les e-bikes, les scooters, les Segways et les trottinettes.

L’offre de micromobilité comprend à la fois les petits véhicules légers motorisés et non motorisés, tels que les vélos, les e-bikes, les scooters, les Segways et les trottinettes.

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Selon l'Office fédéral de la statistique, il y a environ quatre millions de pendulaires en Suisse. Une enquête réalisée en 2017 a montré qu'un peu plus de la moitié d’entre eux (52%) utilisent la voiture comme moyen de locomotion principal pour aller et revenir du travail. Un bon tiers de l'énergie totale consommée en Suisse est imputable aux transports. Selon l'Office fédéral de la statistique, 94% de cette énergie est couverte par les produits pétroliers. Les véhicules équipés de moteurs à combustion émettent du dioxyde de carbone qui est un gaz à effet de serre. En 2018, les émissions de CO2 dues aux transports s'élevaient à 14,8 millions de tonnes de CO2. Cela correspond à 40% de toutes les émissions de dioxyde de carbone du pays, sans compter le trafic aérien international. Les embouteillages et la recherche de places de parking prolongent les temps de trajets en voiture, surtout dans les villes, et génèrent des émissions de CO2 inutiles.

La micromobilité devrait alléger la circulation dans les villes. Les moyens de micromobilité comprennent les petits véhicules légers, motorisés et non, tels que les vélos, les e-bikes, les scooters, les Segways et les trottinettes. Proportionnellement au nombre d'habitants, il y a plus de véhicules de partage à Zurich que dans les grandes villes telles que Berlin, Barcelone ou Londres. L’idée derrière la micromobilité est de garer la voiture à l'extérieur de la ville à faible coût et d'utiliser des véhicules plus petits et plus légers pour se déplacer en ville. Cela réduit les émissions de CO2 et nécessite moins de places de parking. En 2019, le cabinet de conseil international Deloitte a prédit que la micromobilité serait l'avenir pour les déplacements dans les zones urbaines.

Déverrouiller le véhicule souhaité grâce à un smartphone

Dans la plupart des grandes villes suisses, des vélos, des e-bikes, des scooters et des trottinettes électriques sont disponibles en mobilité partagée depuis des années. De nouveaux modèles de commercialisation tels que le free floating ont dynamisé la micromobilité. Le véhicule peut être loué et reposé dans une zone définie sans que celui-ci ne soit rattaché à une borne. Une application pour smartphone géolocalise les véhicules disponibles et l'utilisateur peut déverrouiller le vélo, l’e-bike ou l'e-trottinette souhaité au moyen d'un code. Après la course, on met fin à la location, le paiement est automatique et le véhicule est prêt pour le prochain utilisateur.

Une étude de la ZHAW publiée cette année a examiné les offres de micromobilité à Zurich, Vienne, Paris, Londres, Copenhague, Berlin et Barcelone et relève que l’e-trottinette connaît un véritable engouement. L'étude montre que le nombre de trottinettes électriques a plus que décuplé en un an. Zurich, Copenhague, Berlin et Vienne cumulent plus de 1100% de croissance au total. À Barcelone et à Paris, les chiffres n'augmentent que lentement, mais on y observe aussi une croissance. «Nous estimons que les e-trottinettes ont le potentiel le plus important, car elles sont plus faciles à utiliser que les vélos et sont donc accessibles à plus de personnes» conclut l'étude de la ZHAW. En outre, les e-trottinettes sont plus légères que la plupart des vélos, prennent moins de place et on ne transpire pas en les utilisant, même quand il fait chaud.

Voici une vue d’ensemble des offres de partage en Suisse.

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