Actualisé 14.10.2013 à 09:45

Primaires socialistes

La ministre Carlotti éliminée à Marseille

L'élection primaire socialiste organisée dans différentes villes de France a donné lieu à une surprise dimanche à Marseille.

S'exprimant devant la presse, Marie-Arlette Carlotti a pris acte de sa défaite.

S'exprimant devant la presse, Marie-Arlette Carlotti a pris acte de sa défaite.

La sénatrice Samia Ghali a terminé en tête du premier tour, devant Patrick Mennucci, alors que la ministre Marie-Arlette Carlotti, qui avait la faveur des sondages, a été éliminée.

Comme pour celles organisées à Aix-en-Provence, Béziers, Boulogne-Billancourt et au Havre, la primaire citoyenne de Marseille doit désigner le candidat du PS pour l'élection municipale de mars.

A Marseille, Patrick Mennucci, député PS des Bouches-du-Rhône, a reçu le soutien de Marie-Arlette Carlotti pour le second tour, dimanche prochain, où il tentera de décrocher le droit de porter les couleurs du PS au mois de mars, probablement face au maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin.

S'exprimant devant la presse, Marie-Arlette Carlotti a pris acte de sa défaite. «Le combat que nous menons ici à Marseille est un combat juste et il ne s'arrête pas ce soir», a dit la ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion.

De son côté, Samia Ghali s'est interrogée sur le maintien au gouvernement de Marie-Arlette Carlotti. «Ce que j'ai envie de dire à Mme Carlotti, c'est peut-être qu'elle se pose la question de savoir si elle n'a pas été elle-même sanctionnée par le travail qu'elle a fait en tant que ministre», a dit la benjamine de la primaire PS.

Organisation «paramilitaire»

Le scrutin, qui a fait l'objet d'une forte mobilisation avec environ 18'000 votants, a été émaillé de nombreux incidents dans les bureaux du nord de la ville. Bien avant la proclamation des résultats, Marie-Arlette Carlotti a dénoncé une consultation parasitée par un «fonctionnement à plein régime du clientélisme».

«Personne n'avait vu jusqu'à présent ce système fonctionner avec une telle puissance, avec un tel sentiment d'impunité, à la vue de tous, avec des dizaines de mini bus qui sillonnent la ville, avec des échanges d'argent, des intimidations, le tout avec une organisation que je qualifierai de paramilitaire», a-t-elle dit.

Elle a demandé à la Haute autorité des primaires, qui a fixé à 20'000 euros le plafond des dépenses pour chaque candidat, de «recueillir les comptes de campagne» de chaque candidat sous 24 heures «afin de constater dès cette semaine si les plafonds autorisés ont été ou non dépassés».

La Haute autorité avait décidé dans l'après-midi de repousser d'une heure la fermeture des bureaux en raison de l'affluence mais aussi pour tenter de régulariser un certain nombre de dysfonctionnements signalés dans quelques-uns des 55 bureaux de vote répartis en 15 lieux de la ville. (ats)

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