Actualisé 20.06.2017 à 16:26

France

La ministre des Armées renonce à son poste

Suspectée dans une affaire d'emplois fictifs, Sylvie Goulard a décidé de se retirer du gouvernement.

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La femme du président français affirme vouloir «assumer son rôle public» qui sera déterminé «par une charte de transparence» précisant ses «missions et ses moyens», dans une interview au magazine «Elle» à paraître vendredi. (Jeudi 17 août 2017)

La femme du président français affirme vouloir «assumer son rôle public» qui sera déterminé «par une charte de transparence» précisant ses «missions et ses moyens», dans une interview au magazine «Elle» à paraître vendredi. (Jeudi 17 août 2017)

AFP
Le Parlement français a donné son accord définitif au gouvernement Macron pour réformer le droit du travail sans intervention des députés. (Mercredi 2 août 2017)

Le Parlement français a donné son accord définitif au gouvernement Macron pour réformer le droit du travail sans intervention des députés. (Mercredi 2 août 2017)

AFP
La Ministre des Armées, Sylvie Goulard, est suspectée dans une affaire d'emplois fictifs. Elle a présenté sa démission au président français. (Mardi 20 juin 2017)

La Ministre des Armées, Sylvie Goulard, est suspectée dans une affaire d'emplois fictifs. Elle a présenté sa démission au président français. (Mardi 20 juin 2017)

AFP

Deux ministres français fragilisés par des accusations de favoritisme et d'emplois fictifs ont renoncé à leurs postes, à peine un mois après avoir été nommés par Emmanuel Macron. Le président a fait de l'exemplarité en politique une priorité.

Après son succès dimanche aux législatives, le nouveau chef de l'Etat français travaille actuellement à un remaniement ministériel qui devait à l'origine être limité et «technique». De facto, il est devenu substantiel.

La ministre des Armées Sylvie Goulard a annoncé mardi à la surprise générale qu'elle ne souhaitait plus participer au gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe. Emmanuel Macron a entériné le départ de cette ex-eurodéputée entrée le 17 mai dans son équipe.

«Restaurer la confiance»

Le chef de l'Etat «a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique», a souligné l'ex-ministre. Son «entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle». Elle a expliqué démissionner pour pouvoir «démontrer librement (sa) bonne foi» dans une enquête judiciaire visant des emplois fictifs au sein du parti centriste MoDem auquel elle appartient.

Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe devront aussi trouver un successeur à Richard Ferrand, ministre sortant chargé de la Cohésion des Territoires, pour constituer le gouvernement, qui doit être annoncé mercredi avant 18h00. Le conseil des ministres aura lieu jeudi, a précisé la présidence de la République.

Fragilisé par une enquête judiciaire, M. Ferrand a accepté sa proposition de ne pas participer au prochain gouvernement pour briguer la tête du groupe La République en Marche (REM) à l'Assemblée nationale.

Sarnez pourrait aussi partir

C'est le ministre de la Justice François Bayrou qui est à la manoeuvre. Problème, il est aussi le patron du parti MoDem. Le parti centriste, avec lequel Emmanuel Macron a conclu une alliance en vue de la présidentielle, est visé depuis début juin par une enquête préliminaire qui doit faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen.

La ministre MoDem des Affaires européennes Marielle de Sarnez n'a pas exclu de quitter le gouvernement pour prendre la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée nationale. «Je peux soit m'occuper des questions européennes et vous savez que ça me passionne, soit m'occuper du Parlement», a-t-elle dit.

Républicains «constructifs»

L'Assemblée nationale accueillera par ailleurs un groupe de députés Les Républicains (LR) «constructifs» composé d'une quarantaine d'élus, en comptant les centristes. La création de ce groupe concrétisera la scission avec le reste des députés LR, qui sont 111 en tout.

«Il y aura un groupe de députés constructifs (...) qui veulent travailler avec le premier ministre», a déclaré la députée Laure de la Raudière, une proche du ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

La direction du PS va elle proposer samedi au Conseil national, le parlement du parti, de se prononcer contre le vote de la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe début juillet.

Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise, a pour sa part déclaré vouloir livrer une bataille «absolue et totale» contre la réforme du Code du travail. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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