Trafic d'organes au Kosovo: La Minuk aurait dissimulé des preuves
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Trafic d'organes au KosovoLa Minuk aurait dissimulé des preuves

La Serbie a demandé au TPIY d'ouvrir une enquête sur des responsables de la mission de l'ONU au Kosovo (Minuk), qu'elle accuse d'avoir dissimulé des preuves dans l'affaire de trafic d'organes.

Rasim Ljajic, ministre serbe chargé de la coopération avec le TPIY.

Rasim Ljajic, ministre serbe chargé de la coopération avec le TPIY.

Le ministre serbe chargé de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Rasim Ljajic, a adressé une lettre au procureur Serge Brammertz. Il lui demande d'ouvrir une enquête contre Soren Jessen Petersen, chef de la mission de l'ONU au Kosovo (Minuk) de 2004 à 2006, précise le quotidien.

Le parlementaire suisse Dick Marty du Conseil de l'Europe a évoqué un trafic présumé d'organes prélevés en Albanie sur des prisonniers par des maquisards indépendantistes kosovars, à la fin des années 1990. Son rapport met en cause un groupe de responsables de l'ex-Armée de libération du Kosovo (UCK), dont faisait partie l'actuel premier ministre kosovar Hashim Thaçi.

Selon M. Marty, la plupart des victimes étaient des prisonniers serbes qui auraient été détenus au Kosovo, puis conduits en Albanie en 1999 et 2000. La Minuk a engagé une enquête sur cette affaire en 2004 mais elle n'a pas débouché, faute de preuve suffisantes, selon l'organisation.

(ats)

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