Actualisé 04.07.2013 à 09:11

Genève

La mission américaine épiait les passants

Berne a rappelé à l'ordre les autorités américaines en Suisse via une très officielle note diplomatique. Washington est accusé d'avoir espionné les badauds qui se promenaient près de ses bureaux genevois.

La mission américaine à Genève. (Photo: Google)

La mission américaine à Genève. (Photo: Google)

L'affaire avait été révélée fin 2010, lors du grand déballage des dossiers WikiLeaks. La plateforme de Julian Assange avait alors exposé les méthodes de surveillance peu reluisantes de la mission américaine basée à Genève.

En 2005, par exemple, alors qu'il était encore porte-parole de la mosquée de la cité de Calvin, Hafid Ouardiri en avait fait l'expérience. Il avait été photographié aux abords du bâtiment américain, alors qu'il se promenait simplement dans le quartier des Nations. Il avait éveillé les soupçons des autorités américaines parce que la surveillance avait révélé la présence d'un livre arborant le mot «Islam», dans le coffre de sa voiture.

Depuis, Berne a tapé du poing sur la table, annonce la «Tribune de Genève». Alertées, les autorités helvétiques ont jugé les pratiques de Washington – qui utilisait à Genève une société privée pour mener un programme de surveillance et de détection autour de ses locaux – étaient contraires à la position du Conseil fédéral.

Dans les colonnes du quotidien local, le Département fédéral de justice et police précise: «Quand nous nous sommes rendu compte que ces activités avaient eu lieu à Genève, le Département des affaires étrangères a invité l'ambassade américaine, en mai 2011 par une note diplomatique, à cesser immédiatement son programme. Suite à cela, les Américains nous ont assuré que le programme serait arrêté à Genève.»

En revanche, le Ministère public de la Confédération n'a pas souhaité donner de suites judiciaires à cette affaire.

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