Actualisé 17.01.2013 à 05:20

Arc lémanique

La mobilisation contre la neige ne suffit pas

Les automobilistes ont galéré sur les routes, mercredi. Tout avait pourtant été mis en œuvre pour dégager le réseau principal.

de
Caroline Gebhard/apn/chu

«La difficulté, c'est de saler au bon moment. Idéalement lors des premiers flocons. Cela forme une couche de neige mouillée salée, sur laquelle le reste ne tient plus», explique Diego Marin, responsable de l'exploitation du service des routes pour la région ouest du canton de Vaud. Mais avec près de 400 km d'axes cantonaux à gérer, difficile, pour ses équipes, d'intervenir simultanément sur tout le réseau. Pour leur responsable, l'état des routes était «conforme à la saison» vers 7h.

Le départ des premiers camions destinés à déblayer les routes cantonales a été donné à 3h30, dans l'ouest vaudois. Une heure après les premiers flocons, apparus vers 3h, 21 véhicules sillonnaient le secteur. Au même moment à Lausanne, 130 collaborateurs se mettaient en branle pour dégager routes et trottoirs.

Trentaine d'accidents matériels

Malgré ces efforts, une pellicule glacée recouvrait certains tronçons du canton à l'aube, rendant les conditions de circulation périlleuses. Les transports publics lausannois ont ainsi accusé de nombreux retards, en dépit du chaînage systématique de tous leurs bus. Plusieurs automobilistes, quant à eux, ont doublé voire triplé leur temps de parcours habituel.

Une trentaine d'accidents matériels ont été enregistrés hier sur Vaud, détaille Olivia Cutruzzola, porte-parole de la police cantonale: «La situation est normale par rapport à la période de l'année. Il faut adapter sa conduite aux conditions et circuler avec un véhicule correctement équipé pour l'hiver.» A Lausanne, on a dénombré une quinzaine d'accidents, et onze à Genève.

L’équivalent d’un mois de dépannages

Chef d’une société vaudoise de dépannage, Roland Bandieri dit avoir eu autant de travail entre mardi et mercredi que pendant tout le mois de décembre. «Ça n’a pas arrêté de 7h à minuit. Il y a eu beaucoup de tôle froissée et quelques véhicules détruits», indique celui qui préside la section vaudoise de l’Union professionnelle suisse de l’automobile. Des accidents liés à l’état des routes ont aussi été enregistrés un peu partout en Suisse. En outre un automobiliste a été blessé hier par un bloc de glace tombé d’un camion sur l’A5 entre ¬Bienne et Neuchâtel.

Moins d’amendes grâce à l’or blanc

L’un des 47 contractuels lausannois le reconnaît avec le sourire: il ne nettoie pas les pare-brise enneigés pour vérifier les tickets de stationnement lorsque les flocons dansent dans le ciel. «Les automobilistes ont un répit, mais la neige fond très vite à Lausanne», se dépêche-t-il d’ajouter. «S’il n’y pas de danger pour la circulation et que le vé­hicule est normalement parqué, nous n’allons pas déblayer la neige», explique-t-on du côté de la police genevoise. Mais cette clémence relative n’est pas généralisée: «Même si on lève le pied, si une voiture enneigée se trouve en zone bleue, en principe, nous la contrôlerons», avertit un fonctionnaire actif sur la Riviera vaudoise.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!