Actualisé 24.11.2009 à 19:26

Grève à La PosteLa mobilisation ne prend pas

La grève à l'appel de cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC), mardi, a été suivie par 15,53% des personnels, selon le chiffre fourni par la direction.

Le syndicat Sud-PTT estime de son côté qu'un postier sur trois était en grève.

Le précédent mouvement, le 22 septembre avait été suivi par un quart à 40% des personnels selon les sources.

A Paris, un défilé a rassemblé mardi après-midi 830 manifestants, selon la police, des abords de l'Assemblée nationale -ou le projet de loi sur La Poste doit être présenté mi-décembre- jusqu'au siège de l'entreprise, à proximité de la gare Montparnasse. A Toulouse, 300 à 400 personnes, selon les sources, ont manifesté dans la matinée.

Les principaux syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC) appelaient à cette nouvelle journée nationale de grève pour dénoncer le changement de statut et l'ouverture du capital de l'entreprise publique, réforme dans laquelle ils voient un «début de privatisation».

Plusieurs d'entre-eux, ainsi que la Comité national contre la privatisation de La Poste, réclament également un référendum sur ce dossier, revendication défendue par le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot.

«Je dis au gouvernement: 'ayez du cran, ayez le courage d'assumer votre politique. Vous voulez privatiser, assumez-le'», a-t-il déclaré mardi matin sur France-2. «Allons devant l'opinion», a demandé le leader du NPA, également postier, en réclamant à nouveau un référendum d'initiative populaire, après la «votation citoyenne» organisée par le collectif début octobre, et qui a réuni «2,5 millions» de votants.

«Le gouvernement nous explique que pour faire ce référendum, il y a un problème technique, les décrets institutionnels ne sont pas encore arrivés. Alors (...) gelons le statut de La Poste en attendant ce référendum», a-t-il proposé. (ap)

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