Actualisé 15.05.2011 à 15:21

Votations à Genève

La mobilité douce passe du bout du pneu

Vélo et marche à pieds deviennent aussi importants dans la loi genevoise que la voiture et les transports publics. Mais d'un cheveu seulement

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Un «oui» à la raclette. Avec 50.3% de voix favorables, l'initiative qui inscrit la mobilité douce dans la loi passe chichement la rampe. «C'est un résultat extrêmement contrasté, entre ceux qui souffrent le plus des nuisances de la circulation et ceux qui vivent dans un lieu plus préservé», a analysé hier la conseillère d'Etat Verte, Michèle Künzler.

En effet, 35 communes ont rejeté le texte. Mais les neuf collectivités les plus urbanisées du canton, à l'exception de Meyrin, ont fait pencher la balance. Le gouvernement, qui soutenait l'initiative, a désormais huit ans pour développer et sécuriser les voies de mobilité douce, les pistes cyclables et les passages piétons notamment.

Mais compte tenu du résultat serré de la votation, les opposants au projet, qui craignent de le voir se réaliser au détriment du trafic automobile, se placent déjà en gardes-fous. «Il faut résister contre la fermeture des rues et une certaine politique qui n'a qu'un objectif: emmerder une partie des Genevois», s'est fendu le MCG par voie de communiqué. «Comme le texte est passé par les poils, il faudra toujours tenir compte de tous les modes de transport», a estimé pour sa part le président de la section genevoise du Touring Club Suisse.

«Ce n'est pas la fin de la voiture, a renchéri le président des radicaux du canton, Patrick Malek-Asghar. Le problème c'est d'opposer la mobilité douce à l'automobile.» Et Michèle Künzler de conclure: «De toute façon, plus le canton se densifiera, plus la mobilité automobile sera difficile.»

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