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La moitié des appels au 117 ne sont pas des urgences

MONT-S/LAUSANNE – Le 117 reçoit des appels en tous genres. Aux collaborateurs de trier les «vraies» urgences.

«Centrale d'urgence bonsoir», répond Eric Flaction, chef de groupe à la centrale 117 de la police cantonale. Une dame lui demande le numéro d'une pharmacie de garde. «Près de 40% des appels ne sont pas des urgences.» Il y aurait de tout. Les plaisanteries de mauvais goût. Les demandes d'information routière. Les mamans séparées qui s'inquiétent de ne pas voir revenir le papa avec les enfants après un jour de garde. Ou encore les téléphones dans les poches qui composent tout seuls le 117. Le reste des appels sont de «vraies» urgences. «Il faut gérer le stress», ajoute le chef de groupe. Une réaction tardive ou une mauvaise décision peuvent être fatales.

Ce week-end n'a pas été marqué par les traditionnels bouchons des vacanciers. «Samedi a été un jour calme. Vu le mauvais temps, ils sont rentrés plus tôt que d'habitude», a expliqué Eric Flaction. Assis face à son téléphone, son ordi et les écrans de contrôle qui diffusent les images des autoroutes du canton, il relativise. «Tout peut toujours s'emballer en quelques secondes. Et la journée d'hier a été marquée par un trafic intense, comme tous les dimanches, et une avalanche.» La centrale ne gère pas que la circulation. Ouverte toute l'année sans interruption, elle répond en moyenne à 1500 appels par jour. Ils donnent lieu à 160 interventions de la police.

Dominique Botti

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