Sciences: La montée des océans ralentie par «l'effet éponge»

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SciencesLa montée des océans ralentie par «l'effet éponge»

La terre asséchée absorbe une partie de l'eau provenant de la fonte des glaciers.

Image de la NASA en octobre 2014.

Image de la NASA en octobre 2014.

photo: AFP

La surface terrestre de plus en plus chaude et asséchée absorbe une partie de l'eau supplémentaire provenant de la fonte des glaciers due au réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi.

Ce phénomène a ralenti temporairement, d'environ 20%, le rythme de la montée des océans.

Des relevés par satellite, réalisés ces dix dernières années, montrent pour la première fois que les continents ont absorbé et emmagasiné 3200 milliards de tonnes d'eau en sus dans les sols, les lacs et les aquifères (roches poreuses) souterrains, précise la recherche de la NASA publiée dans le journal Science.

Les terres deviennent éponge

«Nous avons toujours pensé que la dépendance croissante des populations à l'eau du sous-sol pour l'irrigation et la consommation se traduisait par un transfert net de l'eau des terres vers l'océan», a relevé J.T. Reager, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA.

«Nous n'avions pas réalisé jusqu'à présent qu'au cours de la dernière décennie, les modifications dans le cycle mondial de l'eau ont plus que compensé les pertes induites par le pompage de l'eau souterraine, transformant les terres en éponge - au moins temporairement», a-t-il poursuivi.

Le cycle mondial de l'eau repose sur le flux de l'humidité: de l'évaporation au-dessus des océans à la retombée sous forme de précipitations, puis leur l'écoulement via rivières et fleuves vers l'océan.

Lac Huron

Quantifier l'effet de cette absorption des eaux par les sols sur la montée des océans n'avait pas été possible jusqu'à présent, faute d'instruments sur la terre ferme permettant des mesures sur la totalité de la planète. Les données de cette étude ont été relevées par deux satellites de la NASA lancés en 2002.

Les chercheurs ont déterminé que «l'absorption de l'eau par les terrains est répartie sur l'ensemble de la planète, mais cumulée elle représente le volume du lac Huron, le septième plus vaste lac au monde», situé à la frontière américano-canadienne, a souligné l'agence spatiale américaine.

Selon elle, cette découverte va permettre aux scientifiques de mieux calculer la hausse du niveau des mers à l'avenir. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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